La Femme dans le Hadith
(français-arabe)
(suivi des statuts de la Femme)
Compilé et traduit en français par :
Abbas Ahmad al-Bostani
Publication de la Cité du Savoir
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Éditeur : Abbas Ahmad Al-Bostani
La Cité du Savoir
C. P. 712, Succ. (B)
Montréal, Québec, H3B 3K3
Canada
Site Web : www.bostani.com
E-mail permanent : abbas@bostani.com
E-mail alternatif 1 : bostani5@hotmail.com
E-mail alternatif 2 : bostani5@yahoo.fr
Première édition: Avril 2005
Copyrights: Tous droits réservés à l’éditeur ci-dessus
ISBN : 2‑922223‑33‑7
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Préambule : L’homme et la femme dès leur création
La femme, sa nature et ses traits de caractère
La femme n’est pas une valeur marchande
Le meilleur lieu de prière pour une femme
Les mérites spirituels des femmes
Les devoirs de la femme envers son mari
Les mérites du mariage en Islam
Le choix d’une conjointe ou d’un conjoint
Le sermon lors des fiançailles (demande de mariage)
Le temps où il est détestable d’avoir des rapports
Le temps où il est recommandé d’avoir des rapports
Les devoirs de l’homme lors du rapport
Satisfaire le désir de son épouse
Le devoir de préparations du mari
Le bien offert par l’épouse à l’époux est une bénédiction :
Les règles de salutation entre femmes et hommes
Les règles concernant la janâbah (impureté rituelle d'origine sexuelle)
A - Ce qu'il est interdit au junub de faire:
B - Ce qu'il est détestable de toucher pour un junub
Le bain de janâbah (impureté séminale)………….
Les pseudo-menstrues ou métrorragie (istihâdhah)
Les règles relatives à l’istihâdhah
Les menstrues (haydh) ( حَيْض )
Dispositions relatives à la hâ’idh ( الحائض )
B - La femme ayant un haydh régulier par la date est de deux sortes:
C - La femme ayant un haydh régulier par la durée (nombre de jours) seulement est de deux sortes:
D - Mudhtaribah (irrégulière) (مضطربة)
E – Mubtadi’ah (débutante) (مبتدأة)
F - Nâciyah (oublieuse)( ناسية )
La formule à prononcer pour conclure un mariage
Les défauts qui invalident le mariage
Regarder les femmes non-mahram
Les bonnes manières dans l'allaitement d'un enfant
La période d'attente en cas de divorce (‘iddah)
La période d'attente en cas de veuvage
Le divorce irrévocable (bâ’in) ( بائن )
Le divorce révocable (raj‘î) ( رجعي )
Le divorce de khul‘ ou khul‘î ( خُلْعي )
Le divorce de mubârât ( طلاق المبارات )
La femme et les prières manquées (qadhâ’) ( قضاء )
La femme et la prière des signes :
La femme et le jeûne de Ramadhân
La majorité chez les filles et les garçons
Les statuts du contrôle de la naissance
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1ère Partie
La femme à travers le Hadith des deux Ecoles
Bismihi Ta‘âlâ
On sait que le Hadith est après le Coran la seconde source de la Charia (la Loi islamique). Chaque hadith sous-tend souvent un enseignement, un statut légal, une obligation, une interdiction, un acte recommandé ou un acte détestable, ou encore un précepte moral.
Mais vu notre éloignement de l’époque de la législation ou de l’émission de ces hadiths, il est difficile pour un non-initié ou un non-spécialiste de déterminer la valeur juridique du concept ou de l’enseignement à tirer de chaque hadith.
Le but de ce livre et de la présentation de hadiths sur la femme n’est donc pas de permettre au lecteur de connaître les statuts de celle-ci, ni de tirer de la lecture de cet ouvrage des règles morales la concernant, car seuls les uléma, les mujtahid et les spécialistes dans les différentes branches des sciences islamiques sont à même de s’acquitter de cette tâche ardue.
En effet, pour pouvoir tirer un jugement ou déduire un statut légal ou une règle morale, d’un hadith, il faut être sûr et certain de ce qui suit :
1- Comprendre le sens réel du hadith et non pas seulement son sens apparent;
2- Connaître le contexte dans lequel le hadith a été prononcé afin de déterminer sa portée;
3- Savoir distinguer le hadith authentique qui peut être considéré comme un argument légal dont on peut tirer un jugement légal, du hadith douteux ou dont l’authenticité est sujette à caution. Et pour ce faire il faut être versé dans les différentes sciences du Hadith;
4- Avoir une large connaissance de l’ensemble des statuts de la Charia (le Coran et la Sunna) pour être certain que le Hadith en question n’est pas en contradiction avec cet ensemble, ou pour pouvoir mieux l’éclaircir et en faire une lecture correcte à la lumière de cet ensemble;
5- Confronter ce hadith à tous les autres hadiths relatifs au thème qu’il sous-tend, et qui pourraient nuancer le jugement qu’il dénote ou le concept qu’il renferme.
6- Savoir quand un hadith dit, sous forme d’impératif, indique une obligation ou une simple recommandation, une interdiction de prohibition ou une interdiction de détestation. Par exemple si un hadith dit : « ne divorcez pas », doit-on comprendre que le divorce est haram (illicite) ou bien qu’il est détestable? Et si un autre hadith stipule : « Choisissez une vierge comme épouse », dénote-t-il une obligation ou une recommandation, etc. ?
Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le lecteur ordinaire, le profane ou le non-initié est tenu de s’abstenir de tirer de ces hadiths des conclusions hâtives en les tenant pour des stipulations de la Charia ou pour des statuts légaux ou encore pour des règles morales.
Ces hadiths lui serviraient tout au plus d’indications générales, de points de repère qui lui permettraient de rechercher, à travers les ouvrages et les explications des ulémas et des spécialistes en la matière, des préceptes et des prescriptions de l’Islam relatifs aux différents concepts qui se dégagent desdits hadiths. En un mot, chaque hadith doit être considéré de prime abord comme le titre général d’un thème ou d’un sujet dont il faut découvrir les détails, le développement et le contenu exact.
Ainsi, prenons à titre d’illustration le hadith suivant rapporté de l’Imam Abu-l-Hassan (p) :
Ali ibn Sûwaid témoigne : « J’ai parlé à Abu-l-Hassan (p) de mon habitude tenace de regarder les belles femmes, et du plaisir que j’éprouve en les regardant. Il m’a répondu : « O Ali ! Nul mal en cela, si Allah constate ta bonne intention. Mais garde-toi de t’adonner à l’adultère, car il efface la bénédiction et anéantit la religion. »[1]
Or un lecteur non averti pourrait déduire de ce hadith que le fait de regarder une belle femme avec plaisir ou désir est tout à fait autorisé, et se permettre subséquemment de faire sienne une telle habitude, laquelle est en réalité du moins très détestable sinon prohibée si l’on se réfère à l’ensemble des hadiths relatifs à ce sujet, ainsi qu’à l’opinion des uléma, lesquels affirment qu’un tel acte n’est autorisé (ou plutôt toléré) que dans deux cas : si le regard est fortuit ou si l’homme regarde la femme dans l’intention de se marier avec elle, mais à condition, là encore, que son regard ne soit pas lascif ou voluptueux[2].
Seuls les ulémas ou les spécialistes peuvent soit préciser le sens réel de ce hadith en s’appuyant sur d’autres hadiths prononcés par le même Imam ou d’autres Imams, soit le rejeter, en se fondant sur des arguments solides qui mettent en doute son authenticité.
Un autre exemple : Un lecteur peut rencontrer au hasard de ses lectures des hadiths, comme ceux qui suivent et qui suggèrent que la femme est presque « le mal personnifié » :
1- Selon l’Imam al-Sadiq (p) : « Les premières choses par lesquelles Allah -le Très-Haut- a été désobéi sont au nombre de six : « L’amour de ce bas-monde, l’amour de la présidence (pouvoir), l’amour du sommeil, l’amour des femmes, l’amour de la nourriture et l’amour du repos. »[3]
2– Selon un hadith attribué à l’Imam Ali (p) : « La femme est entièrement le mal, et le pire qu’elle enferme est qu’elle est un mal indispensable. »[4]
3- Selon un hadith attribué à l’Imam al-Sâdiq (p) : « Sans les femmes, Allah aurait été adoré réellement comme il faut. »[5]
Le même lecteur ou tout autre peut trouver d’autres hadiths, comme ceux qui suivent et qui lui inspirent une conception tout à fait contraire de la femme, à savoir qu’elle est « l’incarnation du bien » :
1- Le Prophète (p) dit : « Je n’aime de votre vie d’ici-bas que la femme et le parfum. »[6]
2- Selon un hadith rapporté de l’Imam al-Sâdiq (p) :
« La plupart du bien et des bienfaits se trouve chez les femmes. »[7]
3- L’Imam al-Sâdiq (p) dit : « Je ne crois pas qu’il y ait un homme dont la foi augmente sans que son amour pour les femmes n’augmente en même temps. »[8]
Le premier lecteur, s’il ne s’en tient qu’au sens apparent de ces hadiths, ne peut qu’inférer que la femme est l’incarnation du mal, alors que le second, ne peut que comprendre que la femme est le synonyme du bien.
Ainsi, les deux conceptions de la femme, telles qu’elles se dégagent de l’apparence de ces deux séries de hadiths sont aussi éloignées l’une de l’autre que le sont le bien et le mal.
Or, lorsqu’on se réfère à l’opinion des ulémas à ce sujet – lesquels examinent chaque hadith par rapport à l’ensemble des hadiths connexes et à l’ensemble des autres sources de la Charia -, on constate que l’Islam nous encourage à aimer les femmes tout en nous déconseillant d’éprouver un amour excessif pour elles, et il nous informe que la femme croyante et pieuse représente le bien et le bienfait, alors que celle qui est dépouillée de la foi incarne tout le mal. Le Hadith suivant en est une illustration :
L’Imam al-Sâdiq (p) dit :
« La femme est un collier. Fais attention donc à ce que tu veux mettre autour de ton cou. Les femmes, quelles qu’elles soient (bonnes ou mauvaises) n’ont pas de valeur extrinsèque mesurable : la bonne d’entre elles ne saurait être estimée en quantité d’or et d’argent, car elle vaut mieux que tout l’or et l’argent; et la mauvaise d’entre elles ne saurait être évaluée en quantité de terre, car une poignée de terre vaut bien mieux qu’elle » [9].
Donc, à défaut de pouvoir tirer des jugements légaux de ces hadiths, le lecteur ordinaire y trouve des références à des avis juridiques qu’il connaît déjà et/ou qui sont déjà établis par les autorités compétentes (les uléma). Par exemple s’il sait préalablement que le célibat est détestable en Islam et qu’on lui demande de corroborer cette opinion par une source de la Charia, il peut citer les hadiths suivants :
عن رسول الله (ص) قال : »اراذل موتاكم العزّاب. «
Le Messager d’Allah (P) dit : « Les plus vils de vos morts sont les célibataires. »[10]
عن رسول الله (ص) قال : »من كان له ما يتزوج به فلم يتزوّج فليس منّا.«
Le Messager d’Allah (P) dit : « Quiconque a les moyens de se marier et ne le fait pas, n’est pas des nôtres. »[11]
L’homme et la femme dès leur création
Les récits et les hadiths sur la création d’Adam et d’Ève, de même que ceux qui traitent de la façon dont s’est opérée la multiplication de leur progéniture, sont divergents. Cependant, on peut remarquer que dès la création du premier couple de l’humanité, les jalons des rapports homme-femme ont été posés. L’histoire de la création d’Adam et d’Ève, malgré les divergences qui marquent ses péripéties, nous permet d’entrevoir les prémices de ces rapports qui sont, dès le départ, fonction de la nature différente de chacun des deux conjoints.
Ainsi, Zurârah Ibn A‘yan rapporte que lorsqu’on dit à l’Imam al-Sâdiq (p) qu’il y avait des gens qui affirmaient qu’Allah –Il est puissant et sublime- créa Hawwâ’ de la dernière côte gauche d’Adam, l’Imam (p) dit : « Allah est au-dessus et éloigné de telles affirmations. Ceux qui disent de pareilles choses insinueraient qu’Allah –Il est béni et exalté- aurait été incapable de créer pour Adam une épouse autrement que de sa côte, et permettraient par conséquent aux mauvaises langues de dire qu’Adam accomplissait le coїt entre ses différentes parties, si Ève avait été créée de sa côte! Qu’ont-ils donc ces gens pour parler ainsi! Qu’Allah soit arbitre entre eux et nous!» Et l’Imam al-Sâdiq (p) d’expliquer (de relater l’histoire de la création) : «Lorsqu’Allah –Il est béni et exalté- a créé Adam d’argile et qu’Il a demandé aux Anges de se prosterner devant lui, Il l’a mis en état de sommeil. Puis Il a créé pour lui Hawwâ’ (Ève) et l’a placée dans le creux qui se trouve entre ses deux fémurs, afin que la femme dépende de l’homme. Ève se mit alors à bouger et Adam s’est rendu compte de son mouvement. Là on demanda à Ève de s’écarter de lui. Adam la regarda et vit une belle créature qui lui ressemblait, sauf qu’elle était femelle. Il lui parla et elle lui répondit dans son langage. Il lui demanda : « Qui es-tu? » Elle répondit : « Une créature qu’Allah a créée comme tu vois ». Adam dit alors : « Ô Seigneur ! Qui est cette belle créature dont la proximité et la vue me font plaisir? » Allah –Il est béni et exalté- Dit : « Ö Adam ! Elle est mon esclave Hawwâ’ ! Aimerais-tu qu’elle soit avec toi pour te faire plaisir, te parler et dépendre de toi ? » Adam répondit : «Oui, Seigneur! Et je Te remercierai et je Te louangerai pour cela tant que je vivrai ». Allah-Il est puissant et sublime- lui dit : « Demande-Moi alors de t’accorder sa main, car elle est Mon esclave et elle pourrait être ton épouse pour satisfaire ton désir aussi. » Allah plaça alors le désir en lui, après lui avoir appris toutes choses auparavant. Adam dit : «Je Te demande de m’accorder sa main, ô Seigneur. Et que dois-je faire pour obtenir Ton consentement ? » Allah –Il est puissant et sublime- lui répondit : «Tu as Mon consentement contre ton engagement de lui apprendre les aspects de Ma Religion ». Adam répondit : «Je m’y engage, si telle est Ta Volonté me concernant ». Allah –Il est puissant et sublime- dit : «Oui, Je le veux et Je vous marie. Étreins-la donc ». Sur ce, Adam interpella Ève : «Viens près de moi ». Elle répondit : «Non, c’est à toi de venir vers moi ». Allah –Il est puissant et sublime- ordonna à Adam d’aller vers elle, sans quoi, les femmes eussent dû prendre l’initiative elles-mêmes d’aller vers les hommes pour leur demander leur main. Telle est l’histoire d’Ève –que les prières d’Allah soient sur elle. »[12]
Al-Çadûq, qui cite ce hadith, commentant le verset coranique suivant : « Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes»[13] dit : «Selon le Hadith, Allah –Il est puissant et sublime- a créé de l’argile de cet être son épouse… »[14] avant d’ajouter : «Quant au hadith qui indique qu’Ève a été créée de la côte gauche d’Adam, il est juste et signifie qu’elle a été créée de l’argile amputée de la côte gauche d’Adam, raison pour laquelle l’homme a une côte de moins que la femme »[15].
Concernant la continuation de la dynastie d’Adam et de sa progéniture, al-Çadûq, citant Zurârah, écrit : «Selon l’Imam al-Sâdiq (p), Adam eut un enfant nommé Chîth, ou Hibat-ullâh en arabe (le Don d’Allah). Il fut le premier héritier-présomptif (waçiy) humain sur terre. Puis, il eut un second fils, Yâfith. Lorsque les deux fils eurent atteint la puberté, Allah –Il est puissant et sublime- voulant assurer la multiplication et la continuation du genre humain, d’une part, l’interdiction du mariage entre frères et sœurs, d’autre part, fit descendre du Paradis l’après-midi du jeudi, une houri nommée Nazlah, et ordonna à Adam de la marier à Chîth. Ce fut fait. Ensuite, le lendemain après-midi, Allah –Il est puissant et sublime- fit descendre du Paradis une autre houri appelée Manzilah et Il ordonna à Adam de la marier à Yâfith. De ces mariages, Chîth eut un garçon et Yâfith une fille. Lorsque les deux enfants nés ainsi atteignirent la puberté, Allah-Il est puissant et sublime- ordonna à Adam de marier la fille de Yâfith au fils de Chîth. Adam exécuta la Volonté d’Allah. L’élite de prophètes et d’envoyés naquit de la descendance de ce dernier couple. Qu’Allah nous préserve de ce qu’on insinue au sujet du mariage entre frères et sœurs. »[16]
Selon un autre hadith rapporté par Burayd al-‘Ijlî et attribué à l’Imam Abû Ja‘far : «Allah –Il est béni et exalté- fit descendre du Paradis une houri auprès d’Adam, lequel la maria à l’un de ses deux fils, et il maria l’autre à la fille d’un djinn. Il s’ensuivit que la beauté que l’on remarque chez les gens remonte à la houri, et la laideur à la fille du djinn »[17].
Abdullah Ibn Yazid Ibn Salâm rapporte qu’il demanda au Messager d’Allah (P) :
- Informe-moi si c’est Adam qui a été créé d’Ève ou bien si c’est celle-ci qui a été créée de celui-là ?
- « Non c’est Ève qui a été créée d’Adam, autrement, si Adam avait été créé d’Ève, le divorce aurait été entre les mains des femmes et non des hommes », répondit-il (p).
- Fut-elle créée de tout son corps ou d’une partie de lui ? lui demandai-je.
- D’une partie de son corps, autrement, si elle avait été créée de la totalité de sa personne, le talion aurait été prescrit contre les femmes à l’instar des hommes » répondit-il (P).
- A-t-elle été créée de son extérieur ou de son intérieur, lui demandai-je?
- De son intérieur, car si elle avait été créée de son extérieur, les femmes se seraient découvertes, comme les hommes, et c’est justement la raison pour laquelle les femmes doivent se couvrir, répondit-il (P).
- A-t-elle été créée de son côté droit ou gauche? lui demandai-je.
- De son côté gauche; car si elle avait été créée de son côté droit, la femme aurait droit au double de sa part dans l’héritage, et c’est justement la raison pour laquelle la femme a droit à une part contre deux parts à l’homme et le témoignage de deux femmes vaut celui d’un seul homme, répondit-il (P).
- De quelle partie de lui a-t-elle été créée? lui demandai-je.
- De l’excédent (reste) de l’argile de sa côte gauche, répondit-il (P).
- Tu as dit la vérité, ô Mohammad ! lui dit-il…[18]
Comme on peut le constater, il ressort de ce qui précède qu’il y a deux avis apparemment divergents sur la création d’Ève : l’un laisse entendre qu’elle a été créée de la côte d’Adam, l’autre du reste de l’argile de sa côte.
L’auteur d’al-Hadâ’iq al-Nâdhirah qui a réuni et confronté les deux séries de hadiths apparemment opposées, explique cette opposition de façade par deux probabilités :
1- Les hadiths qui indiquent qu’Ève a été créée de la côte d’Adam, ont été émis par taqiyyah (par souci de ne pas contredire la version adoptée officiellement par le pouvoir califal).
2- L’expression « créée de sa côte gauche » est une métonymie[19] de l’expression «créée de l’argile de sa côte gauche », auquel cas l’opposition à la version officielle du pouvoir califal est une opposition à la façon de comprendre la signification du hadith.[20]
Une autre opinion
Mais concernant la multiplication de la deuxième génération humaine, après Adam et Ève, al-‘Allâmah Muhammad Hussein al-Tabâtabâ’î, commentant le premier verset précité de la Sourate al-Nissâ’ dans son Tafsîr al-Mîzân, écrit[21] :
« La première génération humaine fut formée d’Adam et d’Ève qui s’accouplèrent et donnèrent naissance à des filles et des garçons (frères et sœurs). La question qui se pose est de savoir si ces derniers se multiplièrent en se mariant entre eux (entre frères et sœurs) ou autrement ? Si l’on s’en tient à l’apparence de la Parole d’Allah «et de ces deux-là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes » qui est exprimée dans un mode général sans restriction ni précision, on comprend que le genre humain remonte à Adam et Ève à l’exclusion de toute autre participation male ou femelle. Le Coran ne mentionne comme origine de la multiplication que ces deux-là. Et s’il y avait une participation d’autres éléments ou êtres, il aurait dit : «de ces deux-là et d’autres a fait répandre beaucoup d’hommes et de femmes.» ou utilisé toute autre expression adéquates qui dénotent cet état. Or, il est évident que le fait de restreindre le principe de progéniture ou de descendance à Adam et son épouse implique le mariage entre leurs fils et filles.
» Quant au fait qu’un tel mariage a été prohibé aussi bien en Islam qu’au sein des précédentes législations, cette prohibition a un caractère législatif qui peut changer selon les circonstances et non constitutionnel et immuable. C’est Allah –qu’Il soit glorifié- qui en décide, Il fait et juge selon Sa Volonté[22]. Il est possible qu’Il l’autorise un jour, s’il y a une nécessité à cela, et qu’Il l’interdise par la suite si cette nécessité disparaîtrait et que son maintien serait un motif de la propagation de la turpitude dans la société.
» D’autre part, l’objection selon laquelle un tel mariage incestueux serait contraire à la nature innée (fitrah) et à la religion divine qu’Allah a révélée à Ses prophètes, laquelle est une religion innée (fitrî), comme l’atteste le verset coranique : «Dirige tout ton être vers la religion exclusivement [pour Allah], telle est la nature qu'Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d'Allah -... »[23] est irrecevable, car la nature innée ne la renie ni n’appelle à s’y opposer en tant que telle, mais le déteste et le rejette en tant qu’un facteur conduisant à la propagation de la turpitude et le blâmable, et à l’abolition de l’instinct de la chasteté au sein de la société humaine. Il est évident que ce type de relations (mariage entre frère et sœurs) peut être qualifie à juste titre de turpitude et de libertinage, lorsqu’il s’agit de la société humaine constituée, telle notre société universelle, mais un tel qualificatif ne s’applique certainement pas au groupe constitué exclusivement de frères et sœurs que la Volonté d’Allah décida de multiplier.
» La preuve que la nature innée ne répugne pas instinctivement à cette relation incestueuse, est que les Mages la pratiquèrent pendant de longues époques, comme nous l’apprend l’histoire, qu’elle était répandue en Russie légalement (d’après ce que l’on dit), et illégalement en Europe »[24].
(N.B. Tous les hadiths précédés d’un (*) sont de source sunnite)
La Femme, sa nature et ses traits de caractère
عن رسول الله (ص) :
»قول الرجل للمراة اني احبك لا يذهب من قلبها ابداَ «
Selon le Prophète (P) :
« Le fait qu’un homme dise à sa femme : " Je t’aime", ne quittera jamais le coeur de celle-ci»[25]
*« مثل المرأة الصالحة في النساء كمثل الغراب الاعصم الذي احد رجليه بيضاء.»
* Une bonne épouse parmi les femmes est aussi rare qu’un corbeau à une patte blanche.[26]
قال الامام الصادق(ع) :
« ان الله جعل للمرأة صبر عشرة رجال فاذا هاجت كانت لها شهوة عشرة رجال»
L’Imam al-Sâdiq (p) dit :
« Allah a accordé à la femme la patience (face au désir sexuel) de dix hommes, mais lorsqu’elle est excitée, la force de son désir sexuel est égale à celle de dix hommes »[27].
«المراة ريحانة وليست بقهرمانة»
La femme est une fleur et non une gouvernante (pourvoyeuse)
قال الامام الباقر(ع) :
« ان الله عز وجل خلق الشهوة من عشرة اجزاء، تسعة في الرجال وواحدة في النساء وذلك لبني هاشم وشيعتهم، وفي نساء بني امية وشيعتهم الشهوة عشرة اجزاء : في النساء تسعة وفي الرجال واحدة»
L’Imam al-Bâqir (p) dit : « Allah – Il est Puissant et Sublime- a créé le désir sexuel en dix portions : neuf portions chez les hommes et une portion chez les femmes, lorsqu’il s’agit des Hâchimites et de leurs adeptes, mais neuf portions chez les femmes et une portion chez les hommes, lorsqu’il s’agit des Omayyades et de leurs adeptes »[28].
*قال رسول الله (ص) :
»ا لمرأة مثل الضلع ان جئت ان تقوِّمها كسرتها «
* « La femme est comme la côte, si tu essaies de la redresser, tu la casses »[29].
قال امير المؤمنين علي (ع) :
« غيرة المرأة كفر و غيرة الرجال ايمان»
Le Commandeur des Croyants, l’Imam Ali (p) dit : «La jalousie de la femme est mécréance et celle des hommes, foi.»[30]
عن الامام الباقر (ع) عن جده رسول الله (ص) :
»انما مثل المرأة الصالحة كمثل الغراب الاعصم الذي لا يكاد يقدر عليه. قيل وما الغراب الاعصم الذي لا يكاد يقدر عليه ؟ قال: الابيض احدى رجليه.«
L’Imam al-Bâqir citant son grand-père, le Messager d’Allah (P), dit : «Une bonne épouse est comme le corbeau «a‘çam » qu’on ne peut presque pas attraper ». On lui demanda alors : «Et qu’est-ce que le corbeau a‘çam qu’on ne peut presque pas attraper ?». Il répondit : «C’est le corbeau qui a une patte blanche»[31]
عن الامام الصادق (ع) عن رسول الله (ص) :
»انما مثل المرأة مثل الضلع المعوج ان تركته انتفعت به وان اقمته كسرته«
L’Imam al-Sâdiq (p) citant le Messager d’Allah (P) dit : «La femme est comme une côte courbée : si tu la laisses telle quelle, tu peux t’en jouir, et si tu la redresses, tu la casses. »[32]
» غيرة النساء الحسد والحسد هو اصل الكفر ان النساء اذا غرن غضبن واذا غضبن كفرنِ اِلاّ المسلمات منهنّ. «
ٍD’après l’Imam al-Bâqir (p) :
La jalousie des femmes est envie, or, l’envie est la racine de la mécréance. En effet, si les femmes deviennent jalouses, elles se mettent en colère, et lorsqu’elles sont en colère, elles mécroient, excepté les musulmanes d’entre elles[33].
*» انما النساء شقائق الرجال « (عن الرسول – ص-)
* « Certes, les femmes sont les anémones des hommes ».[34]
عن الإمام علي (ع) :
» خَمْسٌ يُسْتَقْبَحْنَ مِنْ خَمْسٍ : كِثْرَةُ الفَخْرِ مِنَ العُلَماءِ وَالحِرْصُ في الحُكَماءِ وَ البُخْلُ في الأَغْنِياءِ وَالقِحَّةُ في النِّساءِ وَمِنَ المَشايِخِ الزِّنا«
Selon l’Imam Ali (p) dit : « Cinq choses sont vilaines respectivement chez cinq catégories de personnes : la fierté excessive chez les savants (uléma), l’avidité chez les sages, l’avarice chez les riches, l’insolence chez les femmes et l’adultère chez les personnes âgées »
عن الامام علي (ع) :
« عقول النساء في جمالهن و جمل الرجال في عقولهم»
L’Imam Ali (p) dit : «Le ‘aql (la raison) de la femme est dans sa beauté et la beauté de l’homme est dans son ‘aql. »[35]
« Trois types d’obéissance pourraient être mortels : l’obéissance aux femmes, l’obéissance à la colère, et l’obéissance au désir sexuel. (Imam Ali-p) »
عن الامام الصادق (ع) :
« فضلت المرأة على الرجل بتسعة وتسعين من اللذّة ولكن الله القى عليهنّ الحياء.»
Selon l’Imam al-Sâdiq (p) :
« Les femmes ont été favorisées par 99% du plaisir sexuel par rapport aux hommes, mais Allah les a dotées de pudeur (ce qui atténue leur tumulte lorsqu’elles éprouvent ce plaisir) . »[36]
عن امير المؤمنين علي (ع) :
»خلق الله الشهوة عشرة اجزاء فجعل تسعة في النساء وجزاً واحداً في الرجل، ولولا ما جعل الله فيهنَّ من الحياء على قدر اجزاء الشهوة لكان لكل رجل تسع نسوة متعلقات به.«
Le Commandeur des croyants, l’Imam Ali (p) dit :
« Allah a créé le désir sexuel en dix portions dont Il a déposé neuf chez les femmes et une chez les hommes. Si Allah n’avait pas déposé en même temps chez les femmes une pudeur dont la puissance contrebalance le nombre de portions de leur désir, chaque homme aurait neuf femmes accrochées à lui. »[37]
* « فجور المرأة الفاجرة كفجورالف فاجر وبرّ المرأة الصالحة كعمل سبعين صِدّيقاً.»
* La débauche de la femme libertine est égale à la débauche de mille libertins, et la piété de la femme pieuse vaut l’adoration de soixante-dix véridiques[38].
عن الامام الصادق (ع) عن النبي (ص) كان يقول في دعائه :
» اللهم اعوذ بك من ولد يكون عليَّ ربا ومن مال يكون عليَّ ضياعا ومن زوجة تشيبني قبل مشيبي....«
Selon l’Imam al-Sâdiq (p), le Prophète (P) disait dans son du‘â’ :
«O mon Dieu! Je me protège auprès de Toi contre un enfant qui serait de trop pour moi, une richesse qui serait gaspillée à mon détriment et une épouse qui me ferait vieillir prématurément…. »[39]
عن النبي (ص) : »النساء حبالةالشيطان.«
Selon le Prophète (P) : « Les femmes sont les filets de Satan. »[40]
قال امير المؤمنين علي(ع) :« المرأة عقرب حلوةالّلسعة.»
Le Commandeur des Croyants, l’Imam Ali (p) dit : « La femme est un scorpion dont morsure est agréable. »[41]
عن الامام الصادق (ع) :
»انما مثل المرأة الصالحة في النساء كمثل الغراب الاعصم في الغربان وهو الابيض احدى الرجلين «
Selon l’Imam al-Sadiq (p) : «Une vraie bonne épouse parmi les femmes est aussi rare qu’un corbeau à une patte blanche parmi les corbeaux»[42].
* عن أُسامة بْنِ زيْد بْنِ حارِثَة وَ سَعيد بْنِ عَمرو بْنِ نُفَيْل ، أَنَّهُما حَدَّثا عَنْ رَسُول الله ، أَنَّهُ قال :
"ما تَرَكْتُ بَعْدي في النَّاسِ فِتْنَةً أَضَرَّ على الرِّجالِ مِنَ النِّساءِ " (صحيح مسلم : 2741/98)
* Usâmah Ibn Zaid Ibn Hârithah et Zaid Ibn ‘Amr Ibn Nufayl ont rapporté que le Message