Cours expérimental d'initiation aux
Sciences du Hadîth et de la Sunna, inspiré du programme d'études théologiques
islamiques des Hawzah (Universités islamiques). Ce
cours expérimental vise à préparer un programme d'études islamiques par
correspondance à l'attention du public francophone. Il est réparti en une série
de 25 leçons (comme suit) que nous présenterons au fur et à mesure de leur
disponibilité.
Leçon 1: Qu'est-ce que le Hadîth ?
Leçon 2: Qu'est-ce que le Hadîth qudsî (saint) ?
Leçon 3: Comment naquit la Science du Hadith ?
Leçon 4: Le Hadîth à l'époque des Imams (p) -1
Leçon 5: Le Hadîth à l'époque des Imams (p) -2
Leçon 6: Le Hadîth à l'époque
des Imams (p) -3
Leçon 7: Le Hadîth à l'époque
des Imams (p) -4
Leçon 8: Les Quatre cents
fondements
Leçon 9: Les Recueils de Hadîth
primaires
Leçon 10: Les Recueils de Hadîth
secondaires
Leçon 11: Kitâb
(le livre d') al-Kâfî
Leçon 12: Man lâ Yah-dharah-ul-Faqîh
Leçon 13: al-Tah-thîb
Leçon 14: al-Istibçar
Leçon 15: Les Recueils de Hadîth
tardifs
Leçon 16: Al-Wâfî
Leçon 17: Wasâ'il
al-Chî'ah
Leçon 18: Bihâr al-Anwâr
Leçon 19: Mustadrak
al-Wasâ'il
Leçon 20: Jâmi'
Ahâdith al-Chî'ah
Leçon 21: Al-Arba'îniyyât
(Les Quarantes Hadîth)
Leçon 22: Nouveaux projets
d'études du Hadîth (1)
Leçon 23: Nouveaux projets
d'études du Hadîth (2)
Leçon 24: Projets scientifiques
contemporains
Leçon 25: Les Références du
Hadîth chez les Sunnites
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Qu'est-ce que le Hadîth ?
Le Hadîth est la seconde source de
la noble Sunna après le saint Coran. Allah -qu'Il soit glorifié- nous demande
de suivre Son Messager et de retracer ce qu'il a apporté. En effet, Allah dit :"Ce que le Messager vous a
apporté, prenez-le (suivez-le) et ce qu'il vous a interdit absetenez-vous-en"(1) et :"Obéissez à Allah, au Prophète et à ceux parmi
vous, qui détiennent l'autorité"(2)
D'autre part, le Hadîth consiste
en la relation d'un acte, d'une parole ou d'une approbation tacite (d'un acte
ou d'une parole) du Prophète (P) et de ses Successeurs infaillibles. De ce
fait, il tient lieu d'un argument juridique (il a force de loi) dans les
statuts (jugements) légaux. Très souvent le Hadîth ne fait qu'expliquer le
Coran, détailler Ses statuts cultuels, préciser (restreindre) ses énoncés
absolus, et interpréter ses équivoques, comme il le fait lorsqu'il fixe par
exemple la portion à couper de la main du voleur, peine décrété dans le Coran
(couper la main du voleur), mais dont les modalités et la manière ne sont pas
précisées, ou comme il le fait lorsqu'il spécifie une généralité énoncée dans
le Coran qui dit :"Quant à vos enfants, Allah ordonne d'attribuer au garçon une part
égale à celle de deux filles"(3), en précisant que (toutefois)
"l'assassin n'a pas droit à l'héritage".
De plus, le Hadîth comprend
beaucoup de statuts indépendants, tel celui : "Ce qui est mahram (interdit) par lien généalogique, devient mahram par allaitement aussi"(4)
De même, le mot Hadîth désigne
la Sunna, laquelle "consiste en la parole, l'acte ou l'approbation non
ordinaire du Prophète (P)- ou des Infaillibles en général- ". Il y a
également cette autre définition du Hadîthst
:"C'est le dire de celui qui n'a pas le droit de mentir et de se tromper
dans ses actes, ses paroles et ses approbations, dire qui ne soit ni une parole
du Coran ni une parole ordinaire"(5)
A l'origine, la
définition du terme Hadîth ou sunna s'applique au Prophète (P). Si nous en
avons toutefois généralisé la portée pour comprendre également ses Successeurs
infaillibles, c'est parce que ces derniers sont ses gardiens sur la Religion
après lui, et parce qu'ils n'émettent que de jugements qu'ils tiennent de lui,
et ne rapportent que son Hadîth. C'est ce qui affirma l'Imam al-Sâdiq (p) : "Je tiens mon Hadîth de mon père(6), et mon père le tient de mon gran-père(7), mon grand-père le tient d'al-Hussayn(8), et al-Hussayn
le tient d'al-Hassan(9), al-Hassan
le tient à son tour d'Amîr al-Mu'minên(10), et Amîr la-Mu'minîn
le tient du Messager d'Allah (P)"(11)
Selon "al-Irchâd"
du Cheikh al-Mufîd, lorsqu'on interrogea l'Imam al-Sâdiq (p) sur l'absence de sources dans ses Hadîth :
"Tu rapportes des Hadîth sans en citer les chaînes de transmission
!", il répondit : "Lorsque je relate un Hadîth sans en mentionner la chaîne de
transmission, sachez que ma source (chaîne de transmission) en est la voici :
mon père, de son mon grand-père, de son père, de son grand-père, le Messager
d'Allah (P), de Jibrâ'îl (l'Archange Gabriel),
d'Allah -Il est Puissant et Sublime"(12).
Ainsi, les Hadîth des Imams (p)
sont les Hadîth du Prophète (P) et leur sunna est la sienne, car ils sont ses
successeurs et ses gardiens sur l'intégrité de la Religion, et tout ce qui
relate la sunna du Messager d'Allah et la sunna de ses Successeurs est Hadîth
et khabar (Information).
De même qu'on se réfère à
l'autorité du Noble Coran pour connaître les statuts de la Religion, de même on
se réfère à celle de la sunna pour déterminer la position de la Charia (la Loi
islamique)vis-à-vis des statuts divins et de la
connaissance de la Religion.
Donc, la sunna est la seconde
source, après le Noble Coran de la connaissance des statuts religieux.. Et le seul moyen de connaître la sunna est le Hadith qui
la relate.
En un mot, le Hadîth est le
moyen de connaître la sunna et il est considéré comme la seconde source de la
Législation islamique, après le Noble Coran.
Notons enfin que le Hadîth comporte
généralement, comme on le verra, un matn (le
texte ou le contenu du hadîth) et d'un isnâd (la
chaîne des transmetteurs du texte du hadîth).
Discussion
:
1- Quelle est la place du Hadîth
dans la Législation islamique ?
2-Quelle est la preuve de
l'obligation de suivre la sunna ?
3- Quel est le rapport du Hadîth
avec le Noble Coran, en particulier et avec la Charia en général?
4- Quelle est la définition de
la noble sunna ?
5- Pourquoi le Hadîth et la
sunna se sont étendus sur les paroles et les traditions des Successeurs
infaillibles (p) ?
6-Pourquoi les paroles des Imams
(p) sont-ils considérés comme un argument qui fait autorité ?
Bibiographie sommaire :
1-"Maçâdir al-Fiqh al-Islâmî wa manâbi'uhu" (Les
Références de la Jurisprudence islamique et ses Sources), (ouvrage en arabe) de
Ja'far Subhânî, éd. Dâr al-Adhwâ',
Beyrouth, pp 79-93
2-"Târîkhé
'umûmiyé hadîth" de Majîd Ma'ârif, éd. Téhéran, pp.31-39.
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Qu'est-ce que le Hadîth saint (qudsî) ?
De prime abord, on pourrait
penser qu'il n'y a qu'une seule sorte de Hadîth, mais lorsqu'on examine les
ouvrages et les références de Hadîth, on constate qu'il y a en fait deux
catégories de Hadîth.
En effet, à côté du Hadîth qui
rapporte l'acte, la parole et les approbations du Prophète ou des Infaillibles
en général, il y a y a une autre catégorie de Hadîth dans lequel le Prophète
(P) rapporte des Paroles d'Allah et d'autres Livres divins antérieurs à
l"islam. Les Paroles d'Allah, ainsi transmises par le Prophète (P) sont
désignées par "Hadîth qudsî" (Hadîth
saint).
Le Hadîth qudsi
diffère du Hadîth courant en ceci qu'il consiste en une Révélation dépouillée
de tout caractère miraculeux, transmise d'Allah par le Prophète (P). Et dans ce
genre de Hadîth c'est Allah qui parle.
D'autre part, le Hadîth qudsi diffère du Noble Coran en ceci que ce dernier est une
Révélation qui dénote un défi et un caractère miraculeux, lesquels sont absents
du premier.
Al-'Allâmah al-Majlicî a présenté
dans sa grande et célèbre encyclopédie "Bihâr al-Anwâr",
des échantillons du Hadîth saints (qudsi), tom XIII,
13/323 et 77/18.
De même al-Hur
al-'Âmilî écrit un livre intitulé "Al-Jawâhir al-Saniyyah
fî-l-Ahâdîth al-Qudsiyyah"
(Les Joyaux brillants des Hadith saints), qui fut publié à Baghdad
en 1384 de l'Hégire.
Nous nous
contentons de présenter ci-après un échantillon du Hadîth qudsî
:
Al-Cheikh al-'Âmilî cite le
Hadith qudsi suivant tiré du livre d'Ahmad Ibn Fahad, "'Uddat al-Dâ'î" et relaté par le Prophète (P) : «Allah - le
Très-Haut - dit : "Il n'y a pas une créature qui demande la protection
d'une autre créature à l'exclusion de Moi sans que Je lui coupe les moyens des
ciels et de la terre : si elle Me demande, Je n'accéderai pas à sa demande, et
si elle Me prie, Je n'exaucerai pas sa prière. Et il n'y a pas une créature qui
sollicite Ma protection à l'exclusion de tout autre de Ma créature sans que les
ciels et la terre lui garantissent sa subsistance : et sans que J'exauce sa
prière, lorsqu'il Me prie " »(13)
La division des
recherches des Sciences du Hadîth
Nous avons appris que le Hadith
se compose d'un matn et d'un isnâd,
et qu'il relate la Sunna. Celle-ci se présente sous forme d'une parole, d'un
acte ou d'une approbation.
Il s'agit maintenant de traiter
succinctement des détails des divisions du Hadith.
Concernant la sunna sous sa
forme de parole, la recherche porte soit sur le matn
soit sur l'isnâd. L'étude du matn
- par lequel nous entendons la signification exacte des vocabulaires du Hadîth
(les signifiants- se divise selon la clarté ou l'ambiguïté de la signification
en : naçç (texte, sans équivoque), mujmal (équivoque), dhâhir
(apparent) et mu'awwal (interprété). Ainsi
si le signifiant (les mots en tant que signes graphiques) renvoie à un seul
signifié (signification, sens) et exclue l'existence probable de toute autre
signification, il est considéré comme "naçç".
Mais s'il admet la possibilité qu'il peut avoir une autre signification, deux
cas de figure se présentent :1- si la probabilité que le signifiant renvoie à
l'un deux signifiés est égal à la probabilité qu'il renvoie à l'autre
(50%-50%), le Hadîth est mujmal. 2-
mais si on estime que l'une des deux probabilité est plus grande que l'autre,
deux cas de figure se présentent là aussi : a-si le
chercheur choisit de suivre la grande probabilité en s'appuyant sur un indice,
le Hadîth est "dhâhir"(14), b-et s'il
choisit de suivre la petite probabilité pour un indice (qui dicte son choix),
le hadîth est "mu'wwal"(15)
Il se divise, selon d'autres
considérations en "haqîqah"
(vérité), "majâz" (figuré), "much-tarak"
(commun), "manqûl" (transmis), "mutlaq"
(absolu), "muqayyad" (restreint), "'âm" (général), "khâç"
(particulier), "mubayyan"
(clarifié), "mubayyin" (clarifiant), "nâsikh" (abrogeant), "mansûkh"
(abrogé).
La fonction du muhaddith (chercheur en science de Hadîth,
traditionniste) est de connaître tous ces détails afin de pouvoir octroyer à
chaque hadîth sa valeur, s'il veut qu'on suive les enseignements qui y sont
contenus.
Concernant l'étude du sanad, c'est-à-dire les chaînes des transmetteurs par
laquelle le matn du hadîth nous est parvenu -
puisqu'il doit y avoir forcément une voie qui mène vers l'auteur de ce matn, le Hadîth se divise, selon la qualité de la chaîne en
: "hasan", "muwath-thaq",
"muttaçil", "maqtû'
" etc. Et l'étude de ces divisions comporte de nombreuses utilités
précisées dans 'ilm al-dirâyah
( science de dirâyah)(16).
Concernant la sunna sous sa
forme d'acte, si l'acte de l'Infaillible (le Prophète ou ses Successeurs
légitimes) est accompli dans une intention d'indiquer un acte législatif, le
caractère obligatoire, recommandé ou neutre ressort de l'indication de
l'Infaillible lui-même. Mais son acte a priori (ibtidâ'î)
ne constitue pas un argument qui ait force de loi, sauf si on a des indices
qu'il a été accompli dans un dessein précis. En l'absence de tels indices, son
acte abstrait (mujarrad, dépouillé
d'indices) dénote, tout au plus, la permission (jawâz)
lorsqu'il s'agit d'actes de la norme (les traditions et les coutumes des sages)
et la préférence (rajhân), lorsqu'il est
question d'actes cultuels.
Concernant la sunna
d'approbation, vu que l'Infaillible ne saurait approuver un acte répréhensible,
à moins qu'il y ait une force majeure (l'observation de la taqiyyah),
tout acte auquel on se livre en sa présence, à son vu et à son su, est
considéré comme permis, s'il ne le désapprouve pas (à condition qu'qu'il n' y ait pas de circonstances qui requièrent son
silence -l'observation de la taqiyyah).
Par exemple si l'Infaillible
venait à voir quelqu'un frapper son fils pour le corriger, sans le désapprouver
et sans qu'il y ait une circonstance qui requiert la taqiyyah,
son silence et le fait qu'il ne l'ait pas dissuadé de commettre cet acte
équivaut à une approbation tacite et indique qu'il est permis de corriger
physiquement l'enfant; car si cet acte n'était pas permis, l'Infaillible aurait
l'obligation de l'en dissuader, obligation qui découle de l'obligation
islamique de l'interdiction du mal (al-nahyy
'an-il-munkar). Par conséquent toute approbation tacite de l'Imam en
l'absence de situation qui requiert la taqiyyah vaut
une autorisation, et ce sur la base du caractère légal de l'approbation tacite
de l'Infaillible.
Discussions
1- Combien de sortes de Hadîth y
a-t-il ?
2- Quelle est la différence
entre le Hadith et les autres paroles ?
3-Quelle est la différence entre
le Hadîth qudsî et le Noble Coran
4-Quelles sont les divisions de
la recherche sur la sunna et le Hadîth ?
5- Qulles
sont les différences entre la sunna de parole (sunna qawliyyah),
la sunna d'acte (sunna fi'liyyah) et la sunna
d'approbation tacite (sunna taqrîriyyah) ?
6-Quelles sont les conditions
qui octroient à la sunna d'acte force de loi ?
7- 6-Quelles sont les conditions
qui octroient à la sunna d'approbation tacite force de loi ?
Bibliographie
sommaire
1-"Al-Jawâhir
al-Saniyyah fî-l-Ahâdîth
al-Qudsiyyah" d'al-Cheikh
al-'Âmilî, éd. De Baghdad.
2-"Bihâr al-Anwâr" d'al-'Allâmah al-Majlicî, éditions de
Beyrouth et de Téhéran.
3-"Dirâyat al-Hadîth"
de Kâdhim Mudîr Chanichî, éd. De Qum, pp.13-14.
4-"Târîkhé 'Umûmiyé Hadîth" de Majîd Ma'ârif, éd. De Téhéran, pp.29-31.6-Quelles sont les
conditions qui octroient à la sunna d'acte force de loi ?
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Leçon 3
Comment naquit la Science du Hadîth ?
Le premier à avoir prescrit la transcription
et la mémorisation du Hadîth était le noble Prophète lui-même (P). Selon Abdullâh Ibn Omar :"Nous avons demandé au Prophète
:"O Messager d'Allah ! Nous entendons de toi beaucoup de choses que nous
ne nous rappelons pas. Pourrions-nous la transcrire ?" Il a répondu
:"Oui ! Écrivez-les donc"(17)
Selon Ibn Omar encore :
"J'ai demandé au Prohète : "Pourrais-je
enregistrer la Science (le hadîth)? "Oui", répondit-il"(18)
On rapporte également que le
Prophète (P) fit un jour le dicours suivat :"Qu'Allah embellit tout homme qui, ayant
entendu ma parole, la mémorise, la comprend et la transmet à ceux qui ne l'ont
pas entendue, car un porteur de savoir pourrait n'avoir pas de savoir lui-même,
et un porteur de savoir pourrait transmettre le savoir à quelqu'un qui soit
plus instruit que lui."(19)
Il a même donné l'instruction à
certains Compagnons de transcrire le Haîth. Il
demanda ainsi à Ali (p) :« "O Ali ! Transcrits ce que je te dicte".
Ali (p) lui dit :"O Messager d'Allah ! Est-ce parce que tu as peur que
j'oublie!?" Le Prophète (P) répondit :"Non, je n'ai pas peur que tu
oublies, car j'ai prié Allah -Il est Puissant et Sublime- de t'accorder une bonne
mémoire et de ne pas te faire oublier. Mais si je te demande de transcrire,
c'est pour tes associés". Ali (p) lui demanda : "Et qui sont mes
associés, o Prophète d'Allah !?" Le Prophète (P) répondit : "Les
Imams issus de ta progéniture"»(20)
En outre, le Prophète donna
l'ordre de rédiger ses lettres aux Rois et personnalités notoire de son époque
et il apposa son sceau sur tous les accords et traités conclus avec eux. Cette
initiative indique clairement la permission de la transcription et équivaut à
une autorisation de l'écriture donnée aux Musulmans.
Ceci, il le traduisit en
pratique, lorsqu'il proposa, à la fin de la Bataille de Badr, à chaque
prisonnier de guerre polythéiste, qui savait lire et écrire, l'élargissement,
s'il consentait à apprendre à dix enfants musulmans à lire et à écrire. Donc le
Prophète (P) était le premier à avoir incité à l'écriture en Islam, ce qui
contredits les tenants de l'opinion qui attribue au Prophète (P) lui-même
l'interdiction de la transcription du Hadîth.
D'autre part, plusieurs livres (çuhuf) furent rédigés à son époque. Nous en citons
ci-dessous quelques-uns :
1- Çahîfat
'Alî (p) : il traite du 'aql
(la raison), des diyyât, des statuts de libération de
captifs(21).
2-Çahîfat al-Madanî, le serviteur du Prophète (P). Elle contient des
Traditions, des statauts légaux et des affaires.(22)
3-Çagîfat 'Abdullâh Ibn 'Omar qui l'intitula :"al-Çâdiqah". Elle comprenait 1000 haîdth.
L'auteur y dit :"J'écrivais tout ce que j'entendais du Messager d'Allah en
vue de le mémoriser. Les Quraych m'ont interdit de de continuer en prétextant : "Tu écris tu ce que tu
entends du Messager d'Allah (P)! Or, le Messager d'Allah (P) est un être humain
qui parle aussi bien lorsqu'il est en colère que lorsqu'il est content !
". Dès lors je me suis abstenu d'écrire, en informant le Messager d'Allah
(P) des allégations des Quraych. Le Messager d'Allah
(P), pointant alors son doigt vers sa bouche, dit : "Écris ! Car par Celui
Qui détient mon âme, il n'en (de ma bouche) sort que la Vérité"(23)
4-Çahîfat Sa'd Ibn 'Ubâdah al-Ançârî, laquelle mentionne une série de Hadîth du
Prophète (P).
5Çahîfat Jâbir Ibn 'Abdullâh al-Ançârî, à laquelle ont fait référence : Ibn S'ad dans
ses "Tabaqât", 'Abdul-Razâq
dans son "Muçannaf", et la-Thahabî
dans "Tath-kirat al-Huffâdh"(24).
Ceci dit, on peut citer à titre d'illustration
quelques échantillons de Hadith du Prophète (P) incitant à la transcription du
Hadith ou l'autorisant :
"Écrivez sans
embarras"(25) ; "Enregistrez le Savoir par l'écriture"(26) ; "Écrivez à Abî(27) Châh" ;
"Fais appel à ta droite"(28).
Selon Dr 'Atr,
les Hadith qui établissent la transcription du Hadîth du Prophète de son vivant
sont tellement nombreux qu'ils atteignent le stade de la concordance (tawâtur)(29)
L'Interdiction
de la Transcription du Hadîth après le décès du Prophète (P)
Après le décès du Prophète (P)
la Nation islamique traversa une période pénible pendant laquelle on interdit
aux Musulmans de transcrire et de propager le Hadith. Le premier à avoir pris
l'initiative de cette interdiction fut Abû Bakr Ibn Quhâfah après, lorsqu'il pris les rênes du pouvoir
califal. Selon al-Thahabî :"Abû Bakr compila les Hadîth du Prophète (P)dans
un recueil. Ils étaient environs 500 Hadîth. Puis, il ordonna qu'on allume un
feu et il les y brûla"(30). 'Umar Ibn al-Khattâb fit de même : il ordonna aux Musulmans de
lui apporter leurs livres de hadith. Lorsqu'ils s'exécutèrent en croyant qu'il
voulait les conserver et les protéger, ils les mis au feu(31)
Ils furent suivis dans leur
politique d'interdiction de la transcription du Hadîth par seulement six
Compagnons(32) : Abû Sa'îd, Ibn Mas'ûd,
Zayd Ibn Thâbit, Abû
Mûsâ al-Ach'arî, alors que
les milliers d'autres Compagnons du Prophète (P) ne leur emboîtent point le
pas.
Les
principales raisons de l'interdiction de la transcription
Les ulémas du Hadith ont tenté
de rechercher les motivations des tenants de l'interdiction de la transcription
du Hadith. Ils ont avancé plusieurs raison possible : les uns expliquent cette
interdiction -- Un intérêt quelconque que trouvèrent Abû Bakr
et de 'Omar pour cette interdiction;
-- La crainte de voir le Coran
abandonné au Profit du Hadith;
-- La peur de confusion entre le
Coran et le Hadith ;
-- L'ignorance des Compagnon de
l'écriture ;
-- La conservation de la faculté
de mémorisation ;
-- La peur de se concentrer sur
les apparences du Hadith et la négligence des actes ;
-- L'empêchement de la
propagation des mérites des Ahl-ul-Bayt, mérites dont
la propagation aurait conduit à s'interroger sur la légitimité du Califat de
Omar et d'Abu Bakr etc..
Toutes ces raisons ont été étudiées
exhaustivement dans livre intitulé "Man' Tadwîn al-Hadîth" (L'Interdiction
de la Transcription du Hadith), publié à Qom en 1418 H.
Les
Conséquences et les résultats de l'interdiction de la Transcription du Hadith
L'interdiction de la transcription
du Hadith eut des conséquences négatives durant des siècles. En voici
quelques-unes :
1-La disparition d'un grand
nombre de hadith (perdus ou brûlés)
2-La propagation de hadith
inventés, après que les Musulmans constatèrent le grand vide laissé dans leur
vie à cause de l'interdiction de la transcription du Hadith. Vide que les
gouvernant exploitèrent pour laisser libre cours à
l'invention de hadith complaisants, sous prétexte de vouloir combler ce vide
3-La proscription des Ahl-ul-Bayt de la direction de la Umma,
ou même de la vie musulmane en général, conséquemment à la dissimulation de
leurs mérites et leur préséance qui prévalent dans le Hadith.
À cause de cette courte période
noire de l'Histoire de la Umma, celle-ci a subi des
dégâts considérables et a enregistré un retard de plusieurs siècle
par rapport aux objectifs qui lui avaient été fixés.
Discussions
:
1- Comment naquit la science du
hadith et qui fut le premier à avoir ordonné la transcription du Hadith ?
2- Quelle était l'initiative pratique
du Prophète (P) pour inciter à la transcription du Hadith ?
3- Mentionnez les titres de
quelques livres écrits à l'époque du Prophète ?
4- Citer quelques Hadith du
Prophète (P), qui incitent à la transcription du Hadith.
5-Quelle était la période
pénible qui marqua négativement l'histoire du Hadith après le décès du Prophète
?
6- Mentionnez quelques raisons
avancées par les ulémas du hadith pour expliquer les motifs de l'interdictions du Hadith.
7- Quelles sont les conséquences
de l'interdiction de la transcription du Hadith ?
Bibliographie
sommaire :
1- L'Introduction
des "Wasâ'il al-Chî'ah"
(en persan), Tom I, pp.9-20 (édition moderne de Qom)
2-"Sîré
Hadîthé dar
Islâm" (en persan) de Sayyid Ahmad Mîrkhâ'î, édition de Qom, pp.27-34.
3-"Man' Tadwîn
al-Hadîth : Asbâb
wa Nata'ij" (L'Interdiction de la Transcription du Hadith : les causes et
les conséquences), du Sayyid 'Alî
al-Chahristânî, éd. Qom, pp. 17-83.
4-"Tadwîn
al-Sunnah al-Charîfah"
de Sayyid Muhammad Ridhâ
al-Jalâlî, éd. Qom, pp. 599-563.
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Qui sont les auteurs d’ouvrage de Hadith (muçannifûn) à l’époque des Suivants[1]
Nous avons déjà abordé l’époque du Prophète (P)
et mentionné les Hadith du Prophète relatifs à la transcription du Hadith. Nous
avons cité également les noms de quelques Compagnons du Prophète (P), qui
avaient transcrits le Hadith de son vivant.
Il s’agit maintenant d’aborder l’époque de l’après-Prophète (P) et de présenter certains Suivants
(Compagnons de la deuxième génération) qui ont suivi la voie du Prophète (P) et
de ses Compagnons concernant la transcription du savoir et de la Sunna :
1- Salîm Ibn Qaïs al-Hilâlî (décédé autour de
l’an 90 H.)
Il composa un livre contenant ce qu’il avait
entendu du Messager d’Allah (P), de l’Imam Ali (P), d’al-Miqdâd,
de Salmân al-Fâricî, d’Abû Tharr et d’autres illustres Compagnons du Prophète (P).
Aussi son livre est-il considéré comme une source première des livres, ou bien
mieux, certains historiens le classent parmi les tout premiers livres des
Chiites[2].
2-Al-Açbagh Ibn Nubâtah
(décédé après l’an 101 H.)
Il est un compagnon d’Amîr al-Mu’miîn, l’Imam Ali Ibn Abî Tâlib (p). Il écrivit un livre qui comprenait la Lettre de
l’Imam Ali (p) à Mâlik al-Achtar,
lorsqu’il le nomma Gouverneur d’Egypte, et Le Testamennt
de l’Imam Ali (p) à Muhammad Ibn al-Hanafiyyah[3], ainsi que d’autres sujets tirés de la Porte
de la Cité du Savoir du Prophète (P) qu’est l’Imam Ali (p)
3-‘Ubaydullâh Ibn Abî Râfi‘ (décédé avant l’an 100
H.)
Il était l’écrivain ou le biographe de l’Imam
Ali (p). Dans son livre, il compila les affaires de l’Imam (p), et les noms de
ses Compagnons qui avaient participé aux Batailles d’al-Jamal,
de Siffîn et de Nahrawân. Al-Cheikh al-Tûcî le cite
dans son “Fihrist”[4]
4-‘Alî Ibn Abî Râfi‘ (décédé avant l’an 100
H.)
Il est le frère de ‘Ubaydullâh
Ibn Abî Râfi‘, cité
ci-dessus. Il était un scribe de l’Imam Ali (p) et il compila un livre sur le wudhû’ et sur toutes les autres parties de la jurisprudence
(fiqh). Il participa aux guerres de l’Imam (p)[5].
5-Zayd Ibn Wahab
(décédé après l’an 83 H.)
C’est un Compagnon kûfite
de l’Imam Ali (p). Il compila les prônes du Commandeur des Croyants ( l’Imam Ali) prononcés les vendredi et les jours des fêtes.
Il est cité par al-Cheikh al-Tûcî[6].
6-Maytham al-Tammâr
(décédé en l’an 60 H.)
Il est l’un des Compagnons intimes de l’Imam
Ali (p), lequel l’a entouré d’un soin particulier. Aussi a-t-il pu puiser
tellement dans le savoir de l’Imam qu’il compilera un ouvrage de Hadîth qui
servira de source à al-Cheick al-Tûcî
dans “al-Anâlî”, et à al-Kich-chî
dans ses “Rijâl”. Il écrivit aussi un livre de tafsîr (interprétation) que lui dicta l’Imam Ali (p).
7-Abû-l-Aswad al-Du’alî
(décédé en l’an 69 H.)
Son vrai nom est Dhâlim
Ibn ‘Amr, surnommé Abî-l-Aswad. Il était un Compagnon
de l’Imam Ali (p), de qui il apprit la Grammaire pour la diffuser parmi les
milieux spécialisés.Et lorsqu’il montra son oeuvre à
l’Imam (p), celui-ci l’en félicita dans ces termes : “Quelle bonne grammaire tu
présentée!”[7]
Discussions
1-Qui sont les plus célèbres auteurs de
livres à l’époque de l’Imam Ali (p) ?
2-Quel est le sujet du livre de Salâm Ibn Qaïs ?
3-Quel est le sujet du livre de Zayd Ibn Wahab ?
4-2-Quel est le sujet du livre de Maytham al-Tammâr ?
2-Quel est le sujet de l’écrit d’Abû-l-Aswad al-Du’alî ?
Bibliographie sommaire
1- L’Introduction
de “Mawsû‘at Tabaqât al-Fuqahâ’ ”
(Encyclopédie des Classes des Juristes), pp.118-121 et 135-136.
2- “Sîré Hadîth dar Islam” (persan), d’Ahmad Mîrkhânî, p35-56
3-“ ‘Ilm al-Hadîth ” (La Science du Hadith) de Kadhim Mudîrchânechî,
pp66-72.
4-“Tâtîkhé ‘Umûmyé Hadîth” (persan) 2-Quel est le sujet
du livre de de Majîd
Ma‘ârif, p. 207-209.
***************************
Le Hadith à l’époque des Imams (al-Hassan, al-Haussain et al-Sajjâd-p) -2
Comment était la situation des
uléma de Hadith (muhaddithîn,
“traditionnistes”) à cette époque?
Le Hadith traversa une période noire à
l’époque des Imams al-Hassan, al-Hussain,
et la-Sajjâd (p), et on considère cette époque comme
étant l’époque de l’absence du Hadith dans la société musulmane et de
l’éloignement de cette société du Hadith. Cette situation culmina pendant la
période allant du martyre de l’Imam Ali
(p) en l’an 40 H. à l’après-martyre de l’Imam al-Hussain (p) à Karbalâ’ en l’an
61 où le Califat se transforma en une monarchie omayyade
qui interdit strictement la diffusion des Hadith du Prophète (P) et notamment
ceux qui mettaient en évidence les mérites et la préséance de l’Imam sur les
tous autres Compagnons. Mu‘âwiyah Ibn Abî Sufiyân, le fondateur de la
dynastie omayyade, non content de cette interdiction
aberrante, poussa sa haine encore plus loin, en envoyant al-Dhahhâk
Ibn Qais al-Fihrî en Irak
avec l’ordre de marcher par vengeance avec ses soldats sur tout village
partisan de l’Imam Ali (p). Dans ces razzias beaucoup de Chiites, dont de
nombreux porteurs et transmetteurs de Hadith furent assassinés[8].
Ainsi, pendant cette période, une fumée noire
couvrait le Hadith et les muhaddithine
(les traditionnistes, les ulémas de hadith), et personne n’osait rapporté tout
ce qu’il avait entendu de la bouche du Prophète (p), ni publiait un livre
mentionnant les mérites de l’Imam Ali (p) soulignés par le Messager d’Allah
(P). Les couloirs du Hadith furent ainsi vides de professeurs et d’élèves.
Mais au cours de cette période un phénomène
plus grave que l’interdiction de la transcription du Hadith et plus dangereux
nuisible pour le présent et l’avenir de celui-ci vit le jour. Il s’agit de
“l’invention de faux Hadiths” vantant les mérites des Omayyades
et attribués à de grands Compagnons et même au Prophète lui-même (P) et
vantant. Le marché de hadith inventé fut épanoui grâce à la générosité des Gouvernant et la
complicité de tous ceux qui avaient intérêt à comploter contre le présent et
l’avenir de l’Islam. Ainsi les gouvernants s’ingéniaient à décerner des prix
faramineux ou à offrir des postes dans la haute fonction aux inventeurs de Hadith.
Il s’ensuivit que les flagorneurs rivalisaient dans l’invention de Hadith, pour
s’emparer de ces prix et de ces postes, préférant l’obtention de la
satisfaction du créé à celle de l’agrément du Créateur. Le résultat fut des
plus catastrophiques. Les vrais Hadith furent noyés perdus sous un amas énorme
de faux Hadith, ce qui obligera les ulémas de Hadith à passer toute leur vie et
leur temps précieux à examiner minutieusement des dizaines de milliers pour
trier les Hadith sains ou authentiques ou à séparer les bons grains de
l’ivraie. L’exemple en est al-Bokhârî qui écrit dans
son célèbre Sahîh qu’il a réuni dans ce
livre seulement 7275 hadiths qu’il considère comme authentiques parmi les 600
000 hadith qu’il avait examinés. Quant à Mâlik, il choisit parmi les 100 00 hadiths qu’il étudia
seulement 800 qu’il considère comme étant digne de crédit.
Dans de telles conditions, il était naturel
que les références de Hadith relatives à cette époque, et surtout aux Ahl-ul-Bayt et leur école se fassent
rares.
Notons enfin que pendant cette période, les
auteurs de référence et de Hadith qui se sont distingués étaient : l’Imam Zayn al-‘Âbidine dans son “al-Çahîfah al-Sajjâdiyyah”,
“Risâlat al-Huqûq”, et sa “Çahîfah”
sur le Zuhd (ascétisme) etc. et parmi les compagnons
des Imams (p) : Lût Ibn Yahyâ
Ibn Sa‘îd al-Uzdî, connu
sous le nom d’Abî Makhnaf
dans certains de ses livres, Zayd Ibn ‘Alî Ibn al-Husayn (le fils
de l’Imam Zayn al-‘Âbidine), ‘Âmir Ibn Kathîr al-Sarrâj, Sa‘îd
Ibn Jubayr (lequel écrit un livre sur de tafsîr -interprétation- et d’autres thèmes), ainsi que Abû Hamzah
al-Thamâlî dans “al-Nawâdir”, “al-Zuhd” et “al-Tafsîr”.
Discussions
1-Décrit la situation du Hadith pendant
l’époque des Imams al-Hassan, al-Hussain
et al-Sajjâd (Zayn al-Âbidine, Ali Ibn al-Hussain)
(P)
2-Quelles sont les raisons de la faiblesse du
Hadith à cette époque ?
3-Quels étaient les dangers auxquels étaient
exposés le Hadith à cette époque ?
4- Citez les noms des ulémas de Hadith qui
ont émergé à cette époque ?
5-Citez quelques-uns des Compagnons des
Imams, qui se ont distingués comme ulémas de Hadith à cette époque
Bibliographie sommaire pour révision
1-“ Muqaddamat Mawsû‘at Tabaqât
al-Fuqahâ’ ” (L’Introduction
de l’Encyclopédie des Classes des Juristes) (2e partie), pp. 121-123 et 137-140.
2-“Tâtîkhé ‘Umûmyé Chî‘ah” (persan),
de Majîd Ma‘ârif, pp.209-211.
3-
“Sîré Hadîth dar Islam” (persan), d’Ahmad Mîrkhânî, pp 84-96
********************************* Notes (leçons 1-3)*************************************
1. Coran, Sourate al-Hachr
(58), verset 7
2. Sourate Âle 'Imrân (3), verset 132, et voir aussi sourate la-Nisâ' (4), versets 59,65, 79, ainsi que sourate al-Ahzâb (33), verset 36.
3. Sourate al-Nisâ' (4), verset 11.
4. Majma'
al-Zawâ'id, 4:261
5. "Miqyâs al-Hidâyah", 1:68-69.
6. C.-à-d. l'Imam al-Bâqir (p).
7. C.-à-d. l'Imam Ali
Ibn al-Hussayn al-Sajjâd
(p).
8. L'Imam al-Hussayn Ibn Ali Ibn Abî Tâlib, le petit-fils du Prophète (P).
9. L'Imam al-Hassan Ibn Ali Ibn Abî Tâlib, le frère aîné de l'Imam al-Hussayn
et son prédécesseur au poste de l'Imâmah.
10. Le Commandeur des Croyants, l'Imam Ali Ibn Abi Tâlib, le père d'al-Hassan et d'al-Hussayn, le cousin et le Successeur
désigné du Prophète.
11. "Al-Kâfî,
1:53, hadîth 1. Ce
Hadîth est rapporté d'apprès les chaînes de transmission
de Hichâm Ibn Sâlem, Hammâd et d'autres.
12. "Al-Irchâd",
d'Al-Cheikh al-Mufîd,
1/284.
13. "Al-Jawâhir al-Saniyyah"
14. C'est-à- dire que
le hadith est compris d'après sa signification apparente.
15. C'est-à- dire que
le hadith est interprété selon un indice qui permet une interprétation et non
pas selon le sens apparent le plus probable du hadîth.
16. 'Ilm al-Dirâyah : la science de discussion du Hadîth.
17. Musnad Ahmad Ibn Hanbal, 2/215.
18. Bihâr
al-Anwâr, 2/147.
19. Majma'a
al-Zawâ'id, 1/139.
20. "Ikmâl al-Dîn", p. 206.
21. Ibn Mâjah l'a cité
dans ses "Sunan", 2/877, hadith 6584, et
Ahmad Ibn Hanbal dans son "Musnad",
1/79.
22. Voir : "Rijâl
al-Najâchî", 4.
23. Voir : "Taqyyîd
al-'Ilm" (L'enregistrement de la Science)0 :74 ;
"Sunan al-Durâmî"
: 1/125 ; "Sunan Abî Dâwûd" : 3/318, Hadith 3646.
24. "Tabaqât
Ibn Sa'd", 7/229 ; "al-Muçannaf",
11/20277 ; "Tath-kirat al-Huffâdh,
1/123.
25. "Majma' al-Zawâ'id", 1/151 ; "Kanz
al-'Ummâl", 10/232, Hadith 29222.
26. "Mahâsin
al-Içtilâh" : 298 et 299.
27. "Çahîh
al-Bukhârî", 1:39.
28. "Taqyyîd al-'Ilm" (l'enregistrement du Savoir) op.cit. P. 65
29. "Manhaj al-Naqd Fî 'Ulûm
al-Hadîth" : 40.
30. "Tath-kirat al-Huffâdh, 1/5.
31. "Hujiyyat
al-Sunnah" : 395 ; "Muqaddamat
Ibn al-Çalâh" : 296.
32. Voir : "Muqaddama
Ibn al-Çalâh", p.296.
[1]Tâbi‘ûn : 2e génération
des Compagnons, les compagnons des Compagnons du Prophète (p)
[2] Voir : “Al-Fihrast”,
d’Ibn al-Nadîm, p.307.
[3]Voir : “Rijâl al-Najâchî”, 8 et 6.
[4]“Fihrist al-Tûcî”, 174.
[5]Voir : “Rijâl al-Najâchî”, 8 et 6.
[6]“Fifrist al-Tûcî”, p.130
[7]Voir : l’Introduction (Muqaddamah)
des “Jawâhir al-Fiqh” (Les
Joyaux de la Jurisprudence), d’Ibn al-Barrâj, p.11.
[8]“Al-Ghârât” (Les Razzias), d’Ibrâhîm Ibn Muhamad al-Thaqafî