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L’Explication du Du'â' Kumayl ↓
Qu’est-ce
que le Do`â’[i]
Le Do`â’ est une imploration, une prière
de demande, une supplication que nous adressons à Dieu pour qu’il satisfasse
nos besoins, nous accorde Ses Bienfaits, pardonne nos péchés, nous aide à
surmonter nos difficultés, à résoudre nos problèmes, à corriger nos défauts, à
nous rapprocher de Lui, à touver le droit chemin et la paix intérieure. La
portée du Do`â’ a toujours été, depuis Adam, l’arme favorite à laquelle
recouraient les Prophètes, les Imams et les Croyants pieux pour mener à bien
les tâches difficiles qui leur avaient été assignées, et à supporter les
calvaires qu’ils ont souvent subis. C’est pourquoi, l’Islam a vivement
reocmmandé aux Croyants d’emprunter ce moyen de communication avec Dieu pour
arriver à bon port. Ainsi, le Coran nous informe que Noé, Abraham, Moise, Ayyoub,
Zakariyyâ et d’autres
Le
Prophète Mohammad (ç) a dit:
“Le meilleur acte d’adoration est, après la lecture du Coran, le Do`â’ ”.
Cette
recommandation trouve sa confirmation dans divers versets coraniques à travers
lesquels Dieu Lui-même exhorte les croyants à Lui adresser leurs prières de
demande pour qu’Il les exacuce: “ Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur
Moi! Alors que Je suis tout
proche! Je réponds à l’appel de qui fait appelle quand il M’appelle. Qu’ils
cherchent donc à répondre à Mon appel, et qu’ils croient en Moi. Peut-être
seraient-ils bien dirigés!” (Coran, II, 186)
Et:
<< “Votre Seigneur a dit: “Interrogez-moi et
Je vous exaucerai. Ceux qui, par orgueil, refusent de M’adorer entreront
bientôt, humiliés, dans la Géhenne”>>. (Coran XL, 60)
Ces
deux versets montrent deux aspects de l’importance de Do`â’. Dans le premier
verset, Dieu compatit à la détresse des serviteurs et les encourage à faire
appel à Lui, et II leur promet qu’II leur viendra en aide et qu’II satisfera
leurs besoins. Dans le second verset, le Do`â’ est présenté comme un acte
d’adoration par lequel les hommes doivent témoigner de leur servitude envers
Dieu, sous peine de paraître hautains envers Lui et de mériter donc Son
terrible Châtiment.
Le
Do`â’ apparaît ainsi comme un moyen d’atteindre le salut dans ce bas-monde et
dans l’Au-delà, et une ligne de démarcation entre la croyance et l’incroyance,
le Paradis et l’Enfer.
Sans
doute, le Do`â’ trouve-t-il sa pleine signification dans le verset
suivant: “Dis: Mon Seigneur ne
se soucie pas de vous parce que vous ne L’invoquez pas et que vous avez crié au
mensonge. Vous en verrez bientôt la conséquence inéluctable ”. (Coran XXV,
77)
II
ressort de ce verset que Dieu prend soin de Ses serviteurs proportionnellement
au degré de lien qu’ils établissent avec Lui par le Do`â’. La question qui se pose est comment un
rite religieux acquiert une telle importance et comment il détermine, par son
accomplissemnt, le rapport de l’homme avec son Seigneur? Pour tenter d’esquisser un élément de
réponse à cette interrogation, il faut concevoir que le Do`â’ n’est pas un
simple acte d’adoration ou une simple tradition religieuse formelle, mais
l’expression vivante du sentiment de l’homme de son besoin constant de Dieu
dans toutes ses affaires, et de la reconnaissance profonde de sa servitude,
incarnée par sa convication intime de son attachement à Dieu et de la
subordination totale de son existence à Lui.
II va de soi qu’on ne saurait atteindre
à une Foi vivante en Dieu sans ce sentiment et sans cette conviction, car la
Foi n’a de sens que lorsqu’on a la conviction intime de l’existence d’une
Toute-Puissance Illimitée et d’une Force Absolue et Infinie devant Laquelle
l’homme apparaît faible, impuissant et incapable de justifier son existence
autrement que par la Volonté divine.
Notre
besoin de Do`â’, c’est donc notre besoin d’exprimer cette foi en Dieu, et
d’oeuvrer en vue de la maintenir vivante à l’intérieur de nous-mêmes, de la
renouveler à tout moment, et de la consolider constamment.
C’est
pourquoi, il est dit dans le Hadith que le Do`â’ est “la moelle de
l’adoration”, car il exprime la signification profonde de la servitude, de la
soumission et du recueillement qu’incarme l’adoration, et sans lui, celle-ci
équivaudrait à un corps sans âme; c’est pourquoi aussi, le Do`â’ sort du cadre
d’un simple rite traditionnel que l’homme pratique par pure habitude, sans
compréhension et sans conscience. Pour que le Do`â’ produise les effets
escomptés et que les demandes qui y sont formulées soient exaucées, il est
vivement recommandé que le solliciteur sache le sens des mots qu’il prononce et
soit conscient de l’importance du Do`â’ et de sa signification générale. Selon
l’Imam Ali, “ il n’y a rien à espérer d’un acte d’adoration sans une
connaissance profonde, ni d’une lecture (récitation) sans un esprit de suite”.
De même, on peut lire dans le Do`â’ quotidien du mois de Rajab: “O Mon Dieu! Je
te demande par le sens de tout ce par quoi Tes représentants Te prient...”, ce
qui montre que la compréhension du sens de ce qu’on lit dans le Do`â’, est en
soi, un factuer d’exaucement des demandes qui y sont formulées.
Toutefois,
cela ne doit nullement nous décourager de lire le Do`â’, lorsque nous ne
pouvons pas en comprendre la signification. Lire le Do`â’ est en soi, une prise
de conscience de notre besoin constant de Dieu, de l’importance du Do`â’ pour
nous, et un premier pas vers la compréhension de son contenu.
La Valeur et la Portée du Do`â’
Le Do`â’ est un moyen d’obtenir de Dieu qu’II exauce et satisfasse nos besoins
au sens le plus large du terme. C’est donc un facteur susceptible d’influer
même sur notre sort et de modifier notre destinée. La raison en est que, plus
les croyants s’approchent de Dieu, plus ils méritent Sa Bonté et Sa
Miséricorde. Or, le Do`â’ c’est ce qui rapproche le plus l’homme de son
Seigneur.
Certes,
Dieu est toujours “ plus proche de l’homme que la veine de son cou” mais l’homme se laisee souvent
distraire de Dieu et perd ainsi l’avantage de cette proximtité. Pour pallier à
cette distraction, la Charî`ah a pris un soin particulier du Do`â’ et elle a
désigné pour les différents moments et circonstances de la vie du croyant des
Do`â’ spéciaux, afin que ce dernier reste plus souvent en contact conscient
avec Dieu. Ainsi, il y a un Do`â’ pour chaque jour du mois, d’autres encore
pour chacun des besoins de l’homme dans ce monde et dans l’Autre monde.
Tout en
encourageant le croyant à L’invoquer par “crainte révérencielle” ou pour
les besoins personnels, Dieu lui demande de L’invoquer aussi par pur esprit religieux et d’une façon désintéressée. II désigne du doignt ceux qui se contentent de
L’implorer lorsqu’ils se trouvent dans l’adversité,
mais qui L’oublient, dès qu’II les en sort: “Quand un
malheur atteint un homme, il invoque son Seigneur, il revient reprentant vers
Lui. Quand ensuite, Dieu lui accorde un bienfait, il oublie le mal dont il
avait auparavant demandé d’être
délivré...”
(Coran XXXIX, 8)
Partant
de là, la Sunnah du Prophète et les Hadith des Imams d’Ahl-ul-Bayt ont appelé
les Musulmans à invoquer Dieu non seulement pour eux-mêmes, mais également en
faveur de leurs frères de religion, afin qu’ils obtiennent de Lui plus qu’ils
n’en obtiennent lorsqu’ils L’invoquent uniquement pour eux-mêmes. Ce faisant,
I’Islam cherche à faire naître chez le Musulman un sentiment fraternel intime
qui le conduit à ressentir devant Dieu et intimement les besoins de ses frères
avant de penser à ses propres besoins. En témoigne cette parole de I’Imam Zayn
al-`Abidine: “ Lorsque les Anges entendent le croyant prier intimement pour son
frére ou qu’il lui souhaite du bien, ils disent: “Quel bon frère tu es pour ton
frère! Tu lui souhaites le bien (en invoquant Dieu), alors qu’il est absent et
tu l’évoques en bien! Dieu te donnera le double de ce que tu as demandé pour
ton frère et le bien qu’II dira de toi sera le double du bien que tu as dit de
lui. Tu lui auras rendu en outre une faveur qu’il te devra...”.
Cette
façon de prier pendant le Do`â’, pour autrui peut permettre au Croyant de
transcender son égo et d’atteindre à un altruisme absolu qui le conduit à
s’occuper des autres plus qu'il ne s’occupe de lui-même. L’exemple le plus
touchant fut celui de Fâtimah al-Zahrâ’ dont son fils, l’Imam al-Hassan Ibn Ali
a dit: << Elle passait la nuit à adorer Dieu et à prier pour les croyants
et les Croyantes, sans prier pour elle-même. Lorsque je lui ai demandé
“pourquoi ne pries-tu pour toi-même?”, elle m’a répondu: “Le prochain (le
voisin) avant soi-même” >>.
Pourquoi
Dieu demande-t-Il au croyant de prier pour ses frères, alors qu’Il peut tout
naturellement venir de Lui-même à l'aide de ces derniers, sans l’intervention
de la prière d’un serviteur? Sans doute, l’Islam vise-t-il, par ce moyen, à
développer chez le Musulman le sens des valeurs, un sens des valeurs plus fort
et plus profond, lorsqu’il naît de l’intérieur de l’homme que lorsqu’il est
inculqué par les prédications, donc difficilement assimilable, parce que venant
de l’extérieur.
Le Do`â’ ne remplace pas l’effort et
l’action
Pendant le Do`â’, le Croyant qui prend
conscience de sa dépendance totale à l’égard de Dieu et reconnaît son
impuissance devant Sa Toute-Puissance, implore le Seigneur pour qu’II
satisfasse ses besoins les plus immédiats et les plus lointains, ses
aspirations matérielles et morales et pour qu’II lui accorde le salut dans ce
monde et dans l’Autre monde. Ainsi, il est courant que le croyant prie Dieu,
pendant le Do`â’, de lui assurer ses moyens de subsistance, la bonne santé, la
prospérité, la bonne conduite etc... et il s’attend légitimement que Dieu
exauce ses voeux et subvienne à ses besoins. Mais le recours au Do`â’, ne doit
nullement nous conduire à croire que nous pouvons nous cantonner dans un
attentisme passif et dans l’inaction totale en comptant sur Dieu pour résoudre
nos problèmes et satisfaire nos besoins. Une telle conception du Do`â’ est tout
à fait erronée, car l’Islam ne croit pas au miracle dand la vie générale de l’homme, mais à la loi de caus
Pour
conclure, rappelons que beaucoup de hadith nous disent que le Do`â’ de celui
qui ne tient pas compte des causes naturelles des choses (le travail pour
gagner sa vie, le médicament pour guérir une maladie, la force pour ré
Abstraction
faite de tous les besoins que nous demandons à Dieu de satisfaire pendant que
nous faisons le Do`â’, celui-ci est en soi, un besoin intérieur et naturel du
Croyant. En effet, le Croyant qui récuse toute forme de servitude en dehors de
sa servitude à Dieu, éprouve parfois ce besoin de Do`â’ à l’intérieur de
lui-même, tout comme il ressent le picotement de la faim lorsque son organisme
a besoin de nourriture. Le Do`â’ est pour ainsi dire la faim (du croyant) de
tendresse et de paix dont ont souvent besoin le coeur et l’âme. Dans l’adversité, devant la pression des
problèmes qui l’accablent et lors de l`accumulation des crises intérieures et
extérieures, l’homme a besoin d’exprimer et d’extérioriser les douleurs qui le
rongent et le déchirent, et les sentiments effervescents qui l’agitent, sans
entamer sa fierté, ni blesser sa dignité. Pour se soulager et se défouler, tout
en préservant sa dignité, le Croyant touve dans le Do`â’ un milieu naturel et
un climat sain qui lui permet de se présenter devant Dieu avec une âme
d’enfant, une âme limpide, pure, simple, spontanée, innocemment révoltée. II
pleure et implore, se plaint et se complaint, sollicite et insiste. II
n’épargne aucun effort pour montrer l’étendue de sa faiblesse, une faiblesse
dont il se réjouit, et se veut fier, étant convaincu qu’elle le rapproche de la
Source du Pouvoir Absolu dont il peut tirer la force de faire face aux
difficultés inépuisables de la vie. Si la nature de l’homme est faite de telle
sorte qu’elle a besoin souvent de montrer sa faiblesse, il est rare que
faiblesse rime avec fierté. La seule faiblesse dont on peut être fier est celle
dont fait montre la créature devant le Créateur.
Ainsi,
le Do`â’ est, en dernière analyse, un facteur de renouvellement de la force de
vivre chez l’homme. II évite à ce dernier de sombrer dans l’angoisse, de
s’étouffer sous le fardeau de ses problèmes et la pression de sa fierté et de devenir un homme démor
* * * * *
*
C’est
l’invocation auguste que l’Imam Ali a apprise à Komayl ibn Ziyâd al-Nakh`î [ii] (que
la Miséricorde de Dieu soit sur lui)
وهو الدّعاء الجليل الذي علمه الإمام أمير المؤمنين
على بن أبي طالب عليه السلام كميل بن زياد النخعي رَحمَه الله
Do`â’ Komayl tire son nom de Komayl Ibn
Ziyâd al-Nakh`î à qui I’Imam Ali avait
appris cette Prière
de Demande.
Do`â’
Komayl est l’un des plus célèbres Do`â’ en Islam. De nombreux uléma l’ont
mentionné dans leurs écrits. Citons quelques-uns d’entre eux:
1. Mohammad Ibn al-Hassan al-Tûsî (385-460 H.) dans
“Miçbâh al-Motahajjid”.
2. Ali Ibn Tâwûs (589-664 H.) dans “Al-Iqbâl”.
3. Ibrâhim Ibn Ali al-Kaf`amî dans “Al-Miçbâh” et dans
“Al-Balad al-Amîn”.
4. Al-Majlicî (1037-1111 H.) écrit, dans “Zâd al-Ma`âd”, que ce Do`â’ est l’une des meilleures
supplications. Cette “Prière de
demande“ figure également dans les principaux recueils et livres de
Do`â’. La lecture de ce Do`â’ a lieu surtout le soir de la veille de la mi-mois
de Cha`bân, ainsi qu’à la veille au soir de chaque vendredi (jeudi soir)[iii] .
Dans de nombreux pays, des groupes de Muslmans se
réunissent spécialement dans des assemblées de lecture de Do`â’ Komayl tous les
jeudis soir.
II
est dit que quiconque lit le Do`â’ Komayl, Dieu exaucera ses voeux, le
soustraira à la malveillance de ses ennemis, augmentera ses moyens de
subsistance et absoudra ses péchés.
On
rapporte que I’Imam Ali a dit à Komayl Ibn ziyâd: “ Si tu apprends ce Do`â’, et
que tu le récites une fois tous les jeudis soir, ou une fois par mois, ou une
fois par an ou, à défaut, une fois dans la vie, tu seras satisfait, pourvu de
moyens de subsistance, triophant et pardonnable”.
TRANSLITERATION
I. Les Voyelles
a Fat-hah
Exp.
ب َ (ba)
â Alîf
(a long) Exp. آ (bâ)
i Kasrah Exp.
بِ (bi)
î Yâ’
(i long)
Exp. بي (bî)
o Dhammah Exp. بً ( b o)
û Wâw (= ou ) Exp. بو (bû)
II. Les Semi-Voyelles
w وُ Wâw (û
précédé ou suivi de voyelle)
y ي Yâ
’ (î
précédé ou suivi de voyelle)
III. Les Consonnes
ch ش Chîn (sh anglais de «she »)
ç ص Çâd çâd, comme dans : çabr (patience), çalât (prière), çawm
(jeûne)
dh ض Dhâd
dh ظ Dh â’
gh غ Ghayn
h ه Hâ’ ( "h" anglais expiré fortement de : how, he)
h ح H â’
kh خ Khâ’ (
"kh", "ch" allemand)
j ج Jîm (dj)
q ق Qâf (comme dans : qul howa-llâhu)
th ث Thâ’ (th anglais de : thank)
th ذ Th âl ("th" anglais de : the, this)
t ط T â’ comme dans tahârah (purification)
s
س Sîn (se prononce
« s » normal même entre deux voyelles)
r
ر ٌ Râ ’ "r" français (parisien)
m = se prononce
normalement (sans nas
n
= se prononce normalement (sans nas
Les
Signes
’ ء hamzah
( cour arrêt, coup d’épiglotte : exp. : دًًًعا ء do‘â ’
, مأوى (ma’wâ)
` ع ` ayn Exp علي (`Alî)
Le
Texte du Du’â’ Kumayl
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمن
الرَّحيم
(
Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm)
Au Nom de
Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux
(Allâhomma innî as'aloka bi-Rahmatik-al-latî
wase`at kolla chay'-in)
Mon Dieu! je te prie: Par Ta Miséricorde qui a entouré
toute chose ,
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(Wa bi-qowwatik-al-latî qaharta bihâ kolla chay’ wa
khadha`a lahâ kollo chay’ wa thalla lahâ kollo chay’-in),
شَيءٍ كُلُّ لَها وَذّلَّ شَيءٍ كُلُّ لَهاَ وَخَضَعَ شَيءٍ
كُلَّ بِها قَهَرْتَ الَّتي وَبِقُوَّتِكَ
par Ta Force avec laquelle Tu as vaincu toute chose et
devant laquelle toute chose s’est soumise et s'est humiliée,
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(Wa bi-jabarûtik -al-latî ghalabta bihâ kolla chay'-in),
وبِجَبَروتِكَ التي غَلَبْتَ بَها كُلَّ شَيٍْ
et par Ta Toute-Puissance grâce à la quelle Tu as
triomphé de toute chose,
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(Wa bi-`izzatik-al-latî lâ yaqûmo lahâ chay’-in),
وبِعــِزَّتِكَ الَّتـي لاَ يـَقـُومُ لَهَـا شَـــــيءٌ
et par Ta Gloire devant laquelle aucune chose ne peut
se dresser,
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(Wa bi-`adhamatik -al-latî mala’at
kolla chay'-in),
وبِعَظَـمَتِكَ الَّتـي مَلَأت كُلَّ شَيٍْ
et par Ta Grandeur qui a rempli toute chose,
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(Wa bi- Soltânika-al-lathî `alâ Kolla chay’-in),
وَبِسُلطانِكَ الَّذي عَلى كُلَّ شَيٍْ
et par Ta Souveraineté qui s’est hissée
au-dessus de toute chose,
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(wa bi-wajhik-al-bâqî ba`da fana’i
kolli chay’- in),
وَ بِـوَجْهِكَ الباقي بَعدَ فَنآءِ كُلِّ شَيءٍ
et par Ta Face qui se perpétue après l’anéantis-sement
de toute chose,
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(wa
bi-asmâ’ik-al-latî mala’at
arkâna kolli chay’-in),
وبِأَسمَآئِكَ الَّتي مَلأَتْ اَركانَ كُلِّ شَيءٍ
et par Tes Noms qui ont rempli les piliers de toute chose,
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(wa bi-`ilmik-al-lathî ahâta bi-kolli
chay'-in),
وَ بِعِلْمِكَ الَّذي اَحاطَ بكُلِّ
شَيءٍ
et par Ta Science qui est au fait de toute chose,
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(wa bi-nûri wajhik-al-lathî adhâ’a
laho kollo chay’-in),
وبِنُورِ وَجْهِكَ الَّذي اَضَآءَ لَهُ كُلُّ شَيءٍ
et par la Lumière de Ta Face qui a illuminé toute
chose!
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(yâ
nûro, yâ qoddûs-o, yâ awwal-al-awwâlîn-a, wa yâ âkhir-al-âkhirîn- a)
يا نُورُ يا قُدُّوسُ يا اَوَّلَ الاَوَّلينَ ويااَخِرَ الاخرِينَ
O Lumière! O Saint! O Premier des premiers et le plus
Eternel des éternels.
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(Allâhom- m- aghfir liya- th - thonûb-
al- latî tahtik- ol- `içam-a)
اللّهُمَّ اغفِر لِيَ الذُّنُوبَ الَّتي تَهتِكُ العِصَمَ
O Mon Dieu! Pardonne-moi les péchés qui déshonorent
les chastetés,
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(Allâhom-m-aghfir liya- th- thonûb-
al- latî tonzil-on- niqam-a)
اَللّهُمَّ اْغْفِر لِيَ الْذُنوبَ الَّتي تُنْزِلُ الْنِقَمَ
O Mon Dieu! padonne-moi les péchés qui appellent les
vengeances.
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(Allâhom-m-aghfir
liy- a- th-thonûb-al- latî toghayyer-on-ni`am-a)
O Mon Dieu! pardonne-moi les péchés qui modifient Tes
Bienfaits.
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(Allâhom-m-aghfir liya- th-thonûb-al-latî tohbis-od-do`â’-a)
اَللّهُمَّ اغفِر لِيَ الذُّنُوبَ الَّتي تَحبِسُ
الدُّعآءَ
O Mon Dieu! Pardonne-moi les péchés qui empêchent l’Invocation.
-----------
(Allâhom-m-aghfir liya-th-thonûb-
al- latîi tonzil- ol-balâ’-a)
اَللّهُمَّ اغْفِر لِيَ الذُّنُوبَ التَّي تُنزِلُ
البَلآء
O Mon Dieu! Pardonne-moi les péchés qui apportent le
malheur.
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(Allâhom- m-aghfir liya- th-thonûb-
al-latî taqti`-or-rajâ’-
a)
اَللّهُمَّ اغفِر لِيَ الذُّنُوبَ التِّي تَقطَعُ الرَّجَآءَ
O Mon Dieu! pardonne-moi les péchés qui dissipent l’espérance.
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(Allâhom-m-aghfir
liya kolla thanbin athnabtoho wa kolla kha tî’atin akhta’tohâ)
O Mon Dieu! Pardonne-moi tout péché que j’eusse pu
commettre et toute faute que j’eusse pu faire.
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(Allâhomma innî ataqarrabo ilayka bi-thikrika
wa astachfi`o bika ilâ
nafsika)
اَللّهُمَّ اِنّي اَتَقَرَّبُ اِلَيكَ بِذِكرِكَ
وَاَستَشفِعُ بِكَ اِلَى نَفسِكَ
Mon Dieu! je m’approche de
Toi en invoquant Ton Nom et j’intercède auprès de Toi en ma propre faveur,
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(wa
as’aloka bi-jûdika
ann todnînî min qorbika)
وَاَسئَلُكَ بِجُودِكَ اَن تُدِنَيني مِن قُربِكَ
et je Te prie, par Ta Générosité, de me rapprocher de
Toi,
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(wa ann tûzi`anî chokraka wa an tolhimanî thikroka)
وَاَن تُوزِعَني شُكرَكَ وَاَن تُلهِمَني ذِكرَكَ
et de m’inciter à Te remercier et de m’inspirer Ton
invocation.
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(Allâhomma innî as’aloka
so’âla khâdhi`in)
اَللّهُمَّ اِنّي اَسئَلُكَ سُؤَاالَ خاضِعٍ
O Mon Dieu! Je Te prie en toute soumission
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(motathallilin khâchi`in ann tosâmihanî
wa tarhamanî )
مُتَذَلِلٍ خاشِعٍ اَن تُسامِحَني وَتَرْ حَمَني
en toute humilité et très humblement d’être Indulgent
avec moi et d’avoir pitié
de moi,
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(wa
taj`alanî bi-qismika râdhiyan, qâni`an, wa fî jami`-il-ahwâli
motawâdhi`an)
وَتَجعَلَني بِقِسمِكَ رَاضِياً قانِعاً وَفي جَمِيعِ الاَحوالِ مُتَوَاضِعاً
et de me rendre content et satisfait de ce que Tu m’as imparti et
(de me rendre) humble dans tous les cas;
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(Allâhoma
wa as’aloka so'âla man-ichtaddat fâqatoh- o)
اَللّهُمَّ وَاَسئَلُكَ سُؤاالَ مِنِ اشتَدَّت فا قَتُهُ
et je Te prie à la manière de quelqu’un dont l’indigence s’est aggravée,
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(wa
anzala bika `ind-ach-chadâ’idi
hâjataho wa `adhoma fî mâ `indaka raghbatoh- o)
وَاَنزَلَ بِكَ
عِندَ الشَّدآئِدِ حاجَتَهُ وَعظُمَ فِي ما عِندَكَ رَغْبَتُهُ
dont Tu es le seul recours lorsqu’il se trouve
dans l’adversité et
dont le désir de ce que Tu possèdes a grandi!
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(Allâhomma `adhoma
soltânoka wa `alâ makânoka wa khafiya makroka wa dhahara amroka )
اَللّهُمَّ عَظُمَ سُلطانُكَ وَعَلا مَكانُك َ وَخَفِى مَكرُكَ وَظَهَرَ اَمرُكَ
O Mon Dieu! Ton Royaume est Grandiose, Ta Position est
Transcendante, Tes Voies sont Impénétrables, Ton Autorité est Evidente,
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(wa ghalaba qahroka wa jarat qodratoka wa
lâ yomkin-ol-firâro min h okûmatika)
وَغَلَبَ قَهرُكَ وَجَرَتْ قُدرَتُكَ وَلاَيُمكنُ الفِرارُ مِن حُكُـَومَتِكَ
Ta Coercition est Imposante et Ton Pouvoir Omniprésent
et personne ne peut se soustraire à Ta Souveraineté.
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(Allâhomma lâ ajido li-thonûbî
ghâfiran wa lâ li -qabâ’ihî sâtiran wa lâ li-chay’in
min `amalî- l- qabîhi bi- l- hasani mobaddilan ghayraka)
اَلّلهُمَّ لا اَجِدُ لِذُنُوبي غافِراً وَلا لِقَبائِحي ساتِراً وَلا لِشَئٍ مِن عَمَلي القَبِيحِ بِالحَسَنِ مُبَدِّلاً
غَيرَك
O Mon Dieu! je ne vois personne d’autre que Toi
pardonner mes péchés, dissimuler mes vilenies et transformer ma mauvaise action
en bon acte,
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(lâ ilâha illâ anta subhânaka wa bi-hamdika)
لااِلهَ اِلاّ اَنتَ سُبحانَكَ وَبِحَمدِكَ
Point de divinité, si ce n’est Toi!
Gloire et Louange à Toi!
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(dhalamto
nafsî wa tajarra’to
bi-jahlî)
ظَلَمْتُ نَفسي وَتَجَرَّاتُ بِجَهلي
Je me suis rendu injuste envers moi-même et j’ai osé
(transgresser Ta Loi) par
mon ignorance;
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(wa
sakanto ilâ qadîmi thikrika
lî wa mannika `alayya.)
وَسَكَنْتُ اِلى قَدِيمِ ذِكرِكَ لي ومَـنِّكَ
عَلَيَّ
et j’ai fait appel au souvenir que Tu avais de moi et à la
faveur que Tu m’avais
toujours accordée (pour mon pardon).
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(Allâhomma, Mawlâya ! Kam min qabîhin
satartaho)
اَلّلهُمَّ مَولايَ كَم مِن قَبِيحٍ سَتَـرْ تَهُ
O Mon Dieu ! O Mon Maître ! Combien de mes actes
détestables Tu as couverts,
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(wa
kam min fâdihin min-al-balâ’i
aqaltaho)
et combien de calamités Tu m’as épargnées!
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(wa kam min `ithârin waqaytaho wa kam
min makrûhin dafa`taho)
et combien de trébuchements Tu m’as évités, et
combien de malheurs Tu as éloignés de moi,
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(wa kam min thanâ’in
jamîlin lasto ahlan laho nachartaho)
et combien de belles louanges ( à mon égard) Tu as
propagées!
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(Allâhomma
`adhoma balâ’î,
wa afrata bî sû’o hâlî),
اَلّلهُمَّ عَظُمَ بَلآئي وَاَفرَطَ بي سُوءُ حالي
O Mon Dieu! mon malheur s’est aggravé
mon état s’est empiré
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(wa
qaçorat bî a`mâlî, wa qa`adat
bî aghlâlî)
وَقَصُرَتْ بي اَعمالي وَقَعَدَتْ بي اَغلالِي
mes bonnes actions se sont réduites, mes chaînes m’ont entravé
-----------
(wa habasanî `an naf`î
bo`do âmâlî),
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(wa khada`atnî-d-doniyâ bi-ghorûrihâ wa
nafsî bi-khiyânatihâ wa mat âlî),
ce bas-monde m’a trompé par
sa vanité, et mon âme, par sa trahison et mes atermoiements
-----------
(yâ sayyidî fa'as'aloka
bi-`izzatika),
C’est pourquoi, je Te demande, O Mon Maître, par Ta
Gloire,
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(an lâ yahjoba `anka do`â’î sû’o `amalî wa fi`âlî),
اَن لا يَحجُبَ عَنكَ دُعآئي سُوءُ عَمَلي وَفِعالي
de faire en sorte que mes mauvaises actions et mes
péchés n’empêchent pas
mon invocation de parvenir à Toi,
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(wa lâ tafdhahanî bi-khafiyyi ma-t-tala`ta
`alayhi min sirrî)
وَلا تَفْضَحْـني بِخَـِفِيِّ مَا اطَّلَعتَ عَلَيهِ
مِن سِرّي
et de ne pas dévoiler ce que Tu connais de mes
secrets,
----------- -
(wa lâ to`âjilnî bi-l-`oqûbati `alâ mâ `amiltoho
fî khalawâtî),
de ne pas T’empresser de me punir des agissements auxquels je me
suis livré lors de mes moments d’insouciance :
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(min sû’i fi`lî wa isâ’atî wa dawâmi tafrîtî wa jahâlatî ),
مِنْ سُوءِ فِعلي وَاِسآئَتي وَدَوامِ تَفرِيطي وَجَهالَتي
mes mauvaises actions, ma nuisance, mes excès, mon
ignorance,
-----------
(wa kathrati chahawâtî wa ghaflatî)
وَكَثرَةِ شَهَواتي وَ غَفْلَتي
mes lascivités exéssives et ma négligence.
-----------
(wa kon-allâhomma, bi-`izzatatika, lî , fî-l-ahwâli
kollihâ ra’ûfan)
وَكُنِ اللّهُمَّ بِعِزَّتــِكَ لي فِي الأّحوالِ
كُلِّها رَؤُفاً
O Mon Dieu! Par Ta Puissance! Sois envers moi
compatissant dans tous les cas,
-----------
(wa `alayya fî
jamî`-il-omûri `at
ûfan)
وَعَلَيَّ في جَميع الأُمُورِ عَطُوفاً
et bienveillant pour tout ce que je fais
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(ilâhî
wa rabbî ! Man lî
ghyroka as’aloho)
اَسئَلُهُ غَيرُكَ لي
مِن وَرَبـــيِّ اِلهـــي
Mon Dieu et Mon Seigneur! A qui, si ce n’est à Toi,
-----------
(kachfa dhorrî wa-n-nadhara fî
amrî)
كَشـْفَ ضُرِّي وَالنَّظَرَ في اَمري
puis-je demander de remédier au préjudice que je subis
et d’examiner mon
état ?
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(Ilâhî wa Mawlâya)
اِلهي وَمَولايَ
Mon Dieu et Mon Souverain!
-----------
(ajrayta `alayya hokman ittab`to fîhi
hawâ nafsî)
اَجَريتَ عَلَيَّ حُكماً اَتَّبَعتُ فيهِ هَوى نَفسي
Tu m’as fait parvenir un Commandement auquel je n’ai pas obéi,
ayant suivi mon caprice,
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(wa lam ahtaris fîhi min tazyîni
`adowwî)
وَلَمْ اَحْـتَرِس فِيهِ مِن تَزييِن عَدُوّي
et ayant omis de prendre des précautions face à la
séduction de mon ennemi,
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(fa-gharranî bi-mâ ahwâ wa as`adaho `alâ thâlik-al-qadhâ’o)
فَغَرَّني بِما اَهوى وَاَسعَدَهُ عَلى ذلِكَ القَضآءُ
lequel a pu me séduire par ce que je désirais, en s’aidant du
destin;
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(fa-tajâwazto bi-mâ jarâ `alayya min thâlika ba`dha h
odûdika)
فَتَجاوَزْتَ بِما جَرى عَلَىَّ مِن ذلِكَ بَعْـضَ
حُدُودِكَ
ce qui m’avait conduit à transgresser un peu Tes prescriptions
-----------
( wa khâlafto
ba`dha awâmirika)
وخالَفتُ بَعضَ اَوامِرِكَ
et à contrevenir à certaines de Tes Instructions.
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(falaka-l-hamdo
`alayya fî jamî`i thâlika)
فَلَكَ الحَمْـدُ عَلَيَّ في جَمِيع ذلِكَ
Louange à Toi pour ce que Tu en as décidé,
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(wa lâ hojjata lî fî mâ
jarâ `alayya fîhi qadhâ’oka)
car je n’ai aucun argument contre Ta Sentence,
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(wa
alzamanî hokmoka wa balâ’ok-a)
واَلزَمَني حُكمُكَ وَبَلآؤُكَ
contre Ton Jugement et contre la Peine que Tu m’as infligée.
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(wa qad ataytoka yâ ilâhî ba`da taqçîrî
wa isrâfî `alâ nafsî)
Je reviens à Toi Mon Dieu, après avoir manqué à mon
devoir et commis des péchés:
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(mo`tathiran, nâdiman,
monkasiran, mostaqîlan,)
مُعتِذراً نادِماً مُنكَسِراً مُسْتَقيلاُ
(Te)
présentant mes excuses, repenetant, la tête baissée, renonçant (au péché),
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(mostaghfiran, monîban, moqirran moth`inan, mo`tarifan)
مُستَغْـفِراً مُنيباً مُقِرَّاً مُذْعِناٍ مُعْتَرِفاً
Implorant Ton Pardon, annonçant
mon retour (au droit chemin), reconnasissant (mes erreurs), soumis (à Toi) et
(me) confessant,
-----------
(lâ ajido
mafarran mimmâ kâna minnî)
مِنّي كانَ مِمّا مَفَرّاً اَجِدُ لا
ayant constaté que je ne peux échapper à ce que j’ai commis,
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(wa lâ mafza`an atawajjaho ilayhi fî amrî)
وَلا مَفزَعاً اَتَوَجَّهُ اِلَيهِ في اَمري
ni avoir d’autre refuge vers lequel je puisse me rendre,
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(ghayra
qabûlika `othrî wa id-khâlika iyyâya fî sa`atin min rah matik-a)
غَيْرَ قَبُوِلكَ عُذري وَاِدخالِكَ اِيّايَ في سَعَةٍ مِنْ رَحْمَتِكَ
que Ton acceptation de mon excuse, et mon admission
dans l’étendue de Ta
Miséricorde.
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(Allâhomma
f-aqbal `othrî wa-rham chiddata dhorrî, wa fokkanî min chaddi
wathâqî)
اَللّهُمَّ فَاقبَل عُذْري وَارحَمْ شِدَّةَ ضُرّي وَفُكَّني مِن شَدِّ وَثاقي
O Mon Dieu! accepte donc mon excuse, aie pitié de la
gravité du préjudice que je subis, délie mes chaînes qui pèsent lourd sur moi.
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(yâ
Rab-b-irham dho`fa badanî wa riqqata jildî wa diqqata `adhmî)
يارَبِّ ارْحَمْ ضَعْفَ بَدَني وَرِقَّةَ
جِلْدي وَدِقَّةَ عَظْمي
O Seigneur! Aie pitié de la faiblesse de mon corps, de
la minceur de ma peau et de la fragilié de mes os.
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(yâ man bada’a
khalaqî wa thikrî wa tarbiyatî wa birrî wa tagh- thiyatî)
يامَن بَدَءَ خَلقي وَذِكري وَتَربِيَتي وَبِرِّي
وَتَغْذِيَتي
O Toi,
qui es à l’origine de ma
création, de ma renommée, de mon éducation, de mon bien-être et de ma
nutrition,
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( habnî l-ibtidâ’i
karamika wa sâlifi birrika bî)
هَبْني لاِبْـتِداءِ كَرَمِكَ وَسالِفِ بِرّكَ بي
recouvre-moi de Ta Générosité et du Bienfait dont Tu
me couvrais jadis.
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(yâ ilâhî wa sayyidî wa rabbî)
ياالهي وَسَيِّدي وَرَبّي
O Mon Dieu, Mon Maître et Mon Seigneur!
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(atorâka mo`ath-thibî
bi-nârika ba`da tawhîdika)
اَتُراكَ مُعَذَِبي بِنارِكَ بَعدَ تَوحيدِكَ
me ferais-tu subir Ton enfer, alors que j’ai prononcé
Ton Unicité,
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(wa ba`da mâ-ntawâ `alayhîqalbî min ma`rifatika)
مَعرِفَتِكَ مِن قَلبي عَلَيهِ نْطَوى ا وَبَعدَمَا
et alors que mon coeur s’est empli de Ta connaissance
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(wa
lahija bihi lisânî min thikrika)
وَلَهِجَ بِه لِساني مِن ذِكرِكَ
et alors que ma langue a répété Ton Invocation,
-----------
(wa-’taqadaho
dhamîrî min hobbika)
وَاعتَقَدَهُ ضَميري مِنْ حُبِّكَ
et alors que ma conscience a cru à Ton Amour,
-----------
(wa ba`da çidq-i`tirâfî wa do`â’î,
khâdhi`an li-robûbiyyatika)
وَبَعدَ صِدقِ اعتِرافي وَدُعآئي خاضِعاً لِرُبُوبِيَّتِكَ
et alors que j’ai confessé
sincèrement et fait mon Invocation en me soumettant à Ta Seigneurie ? !,
-----------
(hayhâta, anta akramo
min ann todhayyi`a man rabbaytaho)
هَيهاتَ اَنتَ اَكرَمُ مِنْ أَن تُضِيِّع مَنْ
رَبَّيتَهُ
Non jamais ! Car Tu es assez Généreux pour ne pas sacrifier
celui que Tu as élevé,
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(aw tob`ida man adnaytaho,
aw tocharrida man âwaytaho)
اَو تُبَعِـّدَ مَنْ اَدنَيتَهُ اَو تُشَرِّدَ
مَنْ آوَيْـتَهُ
éloigner celui que Tu as rapproché, faire vagabonder celui auquel Tu as
donné refuge
-----------
(aw tosallima ilâ-l-balâ’i man kafaytaho wa ra himtaho)
اَو تُسَلِمَّ اِلَى البَلآءِ مَن كَفَيتَهُ وَرَحِمتَهُ
livrer au malheur celui dont Tu l’ as protégé et que Tu as couvert de Ta Compassion.
-----------
(wa layta chi`rî yâ
sayyidî wa ilâhî wa
mawlâya)
وَلَيتَ شِعري ياسَيِـّدي وَأِلهي وَمَولايَ
O Mon Maître, mon Dieu et mon Seigneur!
-----------
(atosallit-on-nâra `alâ wojûhin
kharrat li-`adhamatika sâjidah)
اَتُسَـَلِّطُ النّارَ عَلى وُجُوٍه خَرَّتْ لِعَظَمَتِكَ
ساجِدَة
Serait-il possible que Tu projettes le feu sur des
visages qui se sont prosternés devant Ta Grandeur,
-----------
(wa `alâ alsonin nataqat bi- tawhidika çâdiqah
wa bi-chokrika mâdihah)
وَعَلى اَلسُنٍ نَطَقَتْ بِتَوْحيدِكَ صِادقَةً
وَبِشُكْرِكَ مادِحَةً
et sur des langues qui ont prononcé sincèrement Ton
Unicité en Te remerciant et en faisant Ton éloge,
-----------
(wa `alâ qolûbin i`tarafat bi-ilâhiyyatika mohaqqiqah)
وَعَلى قُلُوبٍ اعتَرَفَت بِالهِـَّيِتكَ مُحَقِـّقَةً
et sur des coeurs qui ont reconnu avec conviction Ta
Divinité,
-----------
(wa `alâ dhamâ’irin
hawat min-al-`ilmi bika hattâ
çârat khâchi`ah)
وَعَلى ضَمآئِرَ حَوَت مِنَ العِلمِ بِكَ حَتّى
صارَت خاشِعَةً
et sur des consciences qui ont été tellement imbues de
Ta Science qu’elles sont
devenues humbles,
-----------
(wa `alâ jawârihin
sa`at ilâ awtâni ta`abbodika tâ’i`ah)
وَعَلى جَوِارحَ سَعَتْ إِلى اَوطانِ تَعَبُّدِكَ
طآئِعَةً
et sur des membres qui se sont rendus à Tes sanctuaires
pour témoigner de leur obéissance
-----------
(wa achârat b-istighfârika moth`inah)
وَاَشارَت بِاستِغفارِكَ مُذعِنَةً
et pour demander Ton Pardon en
toute soumission?!
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(mâ hâkathâ-dh-dhanno bika)
مَا هكَذَا الظَّنُّ بِكَ
Non! On ne Te croira pas ainsi;
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(wa lâ okhbirnâ bi-fadhlika `anka yâ karîm-o)
وَلا اُخبِرْنا بِفَضلِكَ عَنكَ ياكرِيمُ
ni Ta Grâce, ni Ta Générosité ne permettent de le
croire.
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(yâ rabbi wa anta ta`lamo
dha`fî `an qalîlin min balâ’-id-doniyâ
wa `oqûbâtihâ)
O seigneur! Tu sais combien je suis faible devant le
peu de malheur de ce bas-monde,
-----------
(wa mâ yajrî fîhâ min-al-makârihi
`alâ ahlihâ)
وَمايَجري فِيها مِنَ المَكارِهِ عَلى اَهِلها
de ses peines et des calamités dont souffrent ses
habitants!
-----------
(`alâ
anna th
عَلى اَنَّ ذلِكَ بَلآءٌ وَمَكرُوهٌ قَلِيلٌ مَكثُهُ يَسِيرٌ بَقآؤُهُ قَصِيرٌ
مُدَّتُهُ
Pourtan, il ne s’agit là que d’un malheur
éphémère, provisoire et de courte durée.
-----------
(fakayf-a-htimâli li-balâ’-il-âkhirati
wa jalîli
woqû`-il-makârihi fîhâ)
comment pourrais-je alors supporter le malheur de l’Au-delà et la
gravité de ses calamités,
-----------
(wa-howa balâ’on
tatûlo moddatoho wa yadûmo maqâmoho wa lâ yokhaffafo `an ahlihi)
وَهُوَ بَلآءٌ تَطُولُ مُدَّتُهُ وَيَدُومُ مَقامُهُ وَلايُخَفَّفُ عَن اَهلِهِ
qui sont de longue durée, continuelles et que ceux qui
les subissent n’en seront
jamais soulagés,
-----------
(la-annaho lâ yakûno illâ `an ghadhabika
w-anti- qâmika wa sakhat ika)
لاَنَّهُ لايَكُونُ اِلاّ عَن غَضَبِكَ وانْتِقامِكَ
وَسَخَطِكَ
car c’est un malheur qui émane de Ta Colère de Ta Vengeance
et de Ton Courroux;
-----------
(wa hâthâ mâ lâ taqûmo
laho-s-samâwâto wa-l-ardh-o)
وَهذا مالا تَقُومُ لَهُ السَّمواتُ وَالأَرضُ
ce que ni le ciel ni la terre ne peuvent supporter.
-----------
(yâ sayyidî, fa-kayfa bî wa anâ
`abdok-adh-dha` îf-oth-...)
ياسَيِّدي فَكَيْفَ بي وَاَناَ عَبدُكَ الضَّعيفُ
O Seigneur! Comment pourrais-je alors le supporter, moi,
qui suis Ton serviteur, faible,
-----------
(...thalîl-ol-haqîr
ol-miskîn-ol-mostakîn)
الذَّليلُ الحَقيرُالمِسكينُ المُستَكين
humble, vulgaire, pauvre et appauvri ?!
-----------
(yâ
Ilâhî wa Rabbî wa
Sayyidî wa Mawlâya)
يااِلهي وَرَبيّ وَسَيِـّدي وَمَولايَ
O Mon Dieu, Seigneur, Mon Maîre et Mon Souverain!
-----------
(li-ayy-il-omûri ilayka
achkû, wa li-mâ minhâ
adhijjo wa abkî)
لأَيِّ الاُمُورِ اِلَيكَ اَشكُو وَلِما منها اَضِجُّ
وَاَبكي
duquel de mes malheurs je me plaindrais auprès de Toi et
pour lequel d’entre eux je
crierais et pleurerais?
-----------
(li-alîm-il `athâbi wa chiddatihi,
am li-tûl-il-balâ’i
wa moddatihi)
لأَليمِ العَذابِ وَشِدَّتِهِ اَم لِطُولِ البَلآءِ
ومُدَّتِهِ
De la dureté et de la sévérité du supplice? ou de la
continuité et de la longue durée du malheur?
-----------
(fala’in
çayyartanî li-l-`oqûbâti ma`a a`dâ’ika)
Si Tu m’infigeais les mêmes peines que Tu infliges à Tes
ennemis
-----------
(wa jama`ta baynî wa bayna ahli balâ’ika)
et que Tu me mettes avec ceux qui subissent le malheur
auquel Tu les as condamnés
-----------
(wa farraqta baynî wa bayna ahibbâ’ika wa awliyâ’ika)
وَفَرَّقْتَ بَيني وَبينَ اَحِبّآئِكَ وَاَوِْليآئِكَ
et si Tu me séparais de ceux qui T’aimernt et Te
sont fidèles,
-----------
(fa-habnî, yâ Ilâhî wa Sayyidî wa
Mawlâya wa Rabbî,
çabarto `alâ `athâbika)
فَهَبني يااِلهي وَسَيِـّدي وَمَولايَ وَرَبّي صَبَرتُ عَلى عَذابِكَ
(à supposer, O Mon Dieu, Mon Maître, Mon Souverain et
Mon Seigneur, que je puisse supporter le supplice que Tu m’infligerais )
-----------
(fakayfa açbiro `alâ firâqika)
فَكَيفَ اَصْـبِرُ عَلى فِراقِكَ
comment pourrais-je endurer ma séparation de Toi?
-----------
(wa habnî çabarto `alâ harri nârika)
وَهَبني صَبَرتُ عَلى حَرِّ نارِكَ
(et à
supposer que je puisse endurer la chaleur de Ton enfer)
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(fakayfa açbiro `an-in-nadhari ilâ
karâmatika)
فَكَيفَ اَصْـبِرُ عَنِ النَّظَرِ إلى كَرامَتِكَ
Et comment pourrais-je supporter l’idée de ne
plus aspirer à Ta Générosité ?
-----------
(am kayfa askono fî-n-nâri wa rajâ’î `afwoka)
اَم كَيفَ اَسكُنُ في النّارِ وَرَجآئي عَفوُكَ
Et comment pourrais-je habiter l’enfer alors
que j’aspire à Ton
Pardon?
-----------
(fa-bi-`izzatika, yâ Sayyidî wa Mawlâya,
oqsimo çâdiqan)
فَبِعِزَّتِكَ ياسَيِّدي وَمَولايَ اُقسِمُ صادِقاً
C’est pourquoi, O Mon Maître et Mon Souverain, je jure
sincèrement, par Ton Autorité,
-----------
(la’in taraktanî nâtiqan la-adhijjanna bayna ahlihâ dhajîj-al-âmilîn-a)
لَئِن تَرَكتَني ناطِقاً لأََِضجَّنَّ اِلَيكَ
بَينَ اَهلِها ضَجِيجَ الآمِلينَ
que si Tu me laissais y parler, j’y soulèverais
auprès de ses habitants, un vacarme semblabe au vacarme de ceux qui vivent dans
l’espoir,
-----------
(wa la-açrokhanna ilayka
çorâkh-al-mostaçrikhîn-a)
وَلاَصْـرُخَنَّ اِلَيـْكَ صُراخَ المُستَصرِخَينَّ
et j’y lancerais vers Toi les cris de ceux qui crient au
secours,
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(wa la-abkiyyna `alayka bokâ’-al-fâqidîn-a)
وَلأَبْكِيَنَّ عَلَيكَ بُكآءَ الفَاقِدينَ
et j’y pleurerais sur Toi comme ceux qui pleurent leurs
disparus.
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(wa la-onâdiyannaka ayna konta yâ w
وَلاَُنَاديَنَّكَ اَينَ كُنتَ ياوَلِيَّ المُؤمِنينَ
et je T’appellerais, où que Tu sois, O Seigneur des fidèles!
-----------
(yâ ghâyata âmâl-il-`ârifîn-a)
ياغايَةَ آمالِ العارِفينَ
O Sommet des espoirs des connaisseurs!
-----------
( yâ ghiyâth-al-mostaghîthîn-a)
المُستَغيثينَ ياغِياثَ
O Secours de ceux qui crient au secours!
-----------
(yâ habîba qolûb-iç-çâdiqîn-a)
َياحَبيبَ قُلُوبِ الصَّادِقينَ
O Aimé des coeurs des véridiques!
-----------
(wa yâ ilâh-al-`âlamîn-a
)
وَ يا اِلَهَ العالَمينَ
O Dieu des mondes!
-----------
(afatorâka, sobhânaka, yâ Ilâhî, wa
bi-hamdika)
اَفَتُراك سُبْحانَكَ يااِلهي وَبِحَمْدِكَ
Gloire et louange à Toi!
-----------
(tasm`o
fîhâ çawta `abdin moslimin sojina fîhâ bi-mokhâlafatih-i)
تَسمَعُ فيها صَوْتَ عَبدٍ مُسِلمٍ سُجِنَ فيها بِمُخالَفَتِهِ
Accepterais-tu donc d’y entendre (
en enfer) la vois d’un serviteur
musulman qui y serait emprisonné pour avoir commis une faute?
-----------
(wa thâqa ta`ma `athâbihâ bi-ma`çiyatih-i)
وَذاقَ طَعْمَ عَذابِها بِمَعـصيَتِهِ
et qui en subirait la torture pour T’avoir désobéi
-----------
(wa hobisa bayna atbâqihâ bi-jormihi wa jarîratih-i)
وَحُبِسَ بَينَ اَطباقِها بِجُرْمِهِ وَجَرِيَرتِهِ
et qui serait enfermé entre ses étages pour son crime
et son péché,
-----------
(wa-howa
yadhijjo ilayka dhajîja mo’ammilin
li-Rahmatik-a)
وهُوَ يَضِجُّ اِلَيكَ ضَجيجَ مُوَمِّلٍ لِرَحَمتِكَ
et qui crierait à Ton intention comme quelqu’un qui vit
dans l’espoir de Ta
Miséricorde,
-----------
(wa yonâdîka bi-lisâni ahli tawhîdik-a)
وَيُناديكَ بِلِسانِ اَهلِ تَوحيدِكَ
et qui T’appellerait en usant du langage monothéiste
-----------
(
wa yatawassalo ilayka
bi-Robûbiyyatik-a)
وَيَتَوَسَّلُ اِلَيكَ بِرُبُوبِيَّتِكَ
et qui T’ implorerait
par Ta Seigneurie?
-----------
( yâ Mawlâya fakayfa yabqâ fî-l-`athâbi)
يامَولايَ فَكَيفَ يَبقى في العَذابِ
O Mon Souverain! Comment laisser aux supplices
-----------
(wa-howa yarjû mâ salafa min hilmika) [wa Ra’fatika wa Ra hmatika]
وَهُوَ يَـْرَجُو ماسَلَفَ مِن حِلمِكَ (وَرَافَتِكَ وَرَحَمتِك)َ
celui qui aspire à Ta Clémence d’antan (ainsi
qu’il espère obtenir
Ta Grâce et Ta Miséricorde!)
-----------
(am
kyfa to’limoho-n-nâro wa-howa ya’malo
fadhlaka wa Rahmatak-a)
اَم كَيفَ تُؤِلمُهُ النّارُ وَهُوَ يَأمَلُ فَضلَكَ وَرَحْمَتَكَ
Comment le laisser souffrir de Ton enfer alors qu’il espère
obtenir Ta Grâce et Ta Miséricorde!
-----------
(am kayfa yohriqoho lahîbohâ wa anta
tasma`o çawtaho wa tarâ
makânah-o)
مكانَه وَتَرى صَوْتَهُ تَسمَعُ وَاَنْتَ لَهيبُها يُحرِقُهُ كَيفَ اَم
Comment le laisser brûler par ses flammes (de l’enfer) alors que
Tu entends sa voix et que Tu le vois là-bas!
-----------
(am kayfa yachtamilo `alayhî zafîrohâ wa
anta ta`lamo dha`fah-o)
اَم كَيفَ يَشتَمِلُ عَلَيهِ
زِفِيرُها وَاَنتَ تَعلَمُ ضـَعْـفَهُ
Comment le laisser vivre sous sa chaleur (de l’enfer) alors que
Tu connais sa faiblesse!
-----------
(am kayfa yataqalqalo bayna atbâqihâ
wa anta ta`lamo çidqah-o)
اَم كَيفَ يَتَقَلْقَلُ بَينَ اَطباقِها وَاَنْتَ
تَعلَمُ صِدْقَهُ
Comment le laisser se tordre entre ses étages alors
que Tu connais sa sincérité!
-----------
(am kayfa tazjoroho zabâniyatohâ wa-howa
yonâdîka yâ Rabbah)
اَم كَيفَ تَزجُرُهُ زَبانَيتُها وَهُوَ يُناديكَ
يارَبَّهْ
Comment le laisser subir le mauvais traitement de ses
habitants, alors qu’il T’appelle “ O Mon
Seigneur”!
-----------
(am kayfa yarjû fadhlaka fî `itqihi minhâ fatatrokaho fîhâ)
اَم كَيفَ يَرجُو فَضلَكَ في عِتقِهِ مِنها فَتَتْرُكَهُ
فيها
Comment l’y laisser alors qu’il attend Ta
Grâce pour en être libéré!
-----------
(hayhâta, mâ thâlika-dh -dhanno bika wa
lâ-I-ma`rûfo min fadhlika)
هَيهاتَ ماذلِكَ الظَّنُّ بِكَ وَلاَ المعَرُوفُ
مِن فَضلِكَ
Non, jamais personne ne Te croira ainsi! car, ni ce qu’on sait de Ta
grâce,
-----------
(wa lâ mochbihon limâ `âmalta
bihi-I-mowah-hidîna min birrika wa Ihsânika)
ni la façon dont Tu as traité les monothéistes en leur
accordant Ta Bienfaisance et Tes Bienfaits, ne permettent de le penser,
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(fa-bil-yaqîni aqta`o lawlâ mâ hakamta
bihi min ta`th îbi jâhidîk-a)
فَبِاليَقينِ اَقطَعُ لَولا ماحَكَمتَ بِهِ مِن تَعذيبِ جاحِديكَ
Ainsi, j’affirme avec certitude que: si Tu n’avais pas
ordonné le supplice aux renégats,
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(wa qadhayta bihi min ikhlâdi mo`nidîk-a)
وَقَضَيْتَ بِهِ مِن اِخلادِ مُعانِديكَ
et que Tu n’avais pas condamné ceux qui T’ont désobéi à
subir l’enfer,
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(laja`lata-n-nâra kollahâ bardan wa
salâma-n, wa mâ kânat li-ah adin fîhâ maqarran wa lâ moqâma-n)
لَجَعَلْتَ النَارَ كُـلَّها بَرداً وَسَلاماَ وَما كانَت لاَِحَدٍ فيها مَقَراً
وَلا مُقاماً
Tu aurais transformé celui-ci en un lieu frais et
paisible, et personne n’y aurait trouvé demeure, ni lieu de détention.
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(lâkinnaka, taqaddast Asmâ'oka, aqsamta
ann tamla'ahâ
min-al-kâfirîn-a)
لكِنَّكَ تَقَدَّسَت اَسمآؤُكَ اَقسَمْتَ اَن تَمْلأََها مِنَ الكافِرينَ
Mais Tu as - que Tes noms soient sacrés-juré de le
remplir (l’enfer) de
tous les athées,
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(min-al-jinnati wa-n-nâsi ajma`în-a)
مِنَ الجِنَّةِ وَالنّاسِ اَجمَعينَ
qu’ils soient des djinns ou des humains
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(wa an tokhallida fîhâ-I-mo`ânidîn-a)
المُعانِدينَ فيهاَ تُخَلّـِدَ وَاَنْ
et d’y garder perpétuellement les désobéis-sants.
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(wa anta, jalla thanâ'oka qolta mobtadi'an
wa tatawwalta bi-I-in`âmi motakarriman)
وَاَنتَ جَلَّ ثَنآؤُكَ قُلْتَ مُبْتَدِءً وَتَطَوَّلْتَ بِالاِنعامِ مُتَكَرِّماً
Et Tu - dont les Louanges sont au-dessus de toute
description - as dit, en
voulant bien éten-dre Ta Générosité:
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(Afaman kâna mo'minan kaman kâna fâsiqan lâ yastawûn)
اَفَمَنْ كانَ مُؤمِناً كَمَنْ كانَ فاسِقاً لايَستَوُونَ
Le croyant et le pervers ne
subiront pas le même traitement.
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(Ilâhî wa Sayyidî, fa-as'aloka bi-I-qodrat-il-latî
qaddartahâ)
اِلهي وَسَيِّدي فَاَسئَلُكَ بِالقُدْرَةِ الَّتي
قَدَّرْتَها
O Mon Dieu, Mon Maître! Je Te demande donc, par la Puissance que Tu possèdes,
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(wa bi-I-qadhiyyat-il-latî hattamtahâ
wa hakamtahâ)
وَبِالقَضِيَّةِ الَّتي حَتَمْتَها وَحَكمْتَها
et par la Décision que Tu as imposée et prise,
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(wa ghalabta man `alayhi ajraytahâ)
وَغَلَبتَ مَنْ عَلَيْهِ اَجرَْيتَها
et par laquelle Tu as vaincu celui sur lequel Tu l’as
appliquée-,
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(ann tahaba lî fî hâthihi-I-
laylati, wa fî hâthih-is-sâ`ati kolla jormin ajramtoho)
اَنْ تَهَبَ لي في هِذِه اللَّيلَةِ وَفي هذِهِ
السّاعَةِ كُلَّ جُرمٍ اَجْرَمتُهُ
de me pardonner, cette nuit et à cette heure-ci, tout
crime dont je me suis rendu coupable,
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(wa kolla thanbîn athnabtoho
wa kolla qabîhin asrartoho)
وَكُلَّ ذَنْبٍ اَذنَبْتُهُ وَكُلَّ قَبيحٍ اَسرَرتُهُ
et tout
péché que j’ai commis,
tout acte honteux que j’ai caché,
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(wa kolla jahlin `amiltoho, katamtoho aw
a`lantoho, akhfaytoho aw adh -hartoho)
وَكُلَّ جَهْـلٍ عَمِلتُهُ كَتَمتُهُ اَو اَعلَـْنتُهُ اَخفَيتُهُ اَوا ظْهَرْتُهُ
tout acte d’ignorance que j’ai dissimulé
ou dévoilé,
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(wa kolla sayyi’atin
amarta bi-ith-bâtihâ-I-kirâm-al-kâtibîn-a)
وَكلَّ سَيِّئةٍ أَمَرْتَ بِاثْباتِها الكِرامَ الكاتِبينَ
et toute mauvaise action de ma part, dont Tu as
demandé la preuve aux Anges Scribes,
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(allathîna wakkaltahom bi-hifdhi
mâ yakûno minnî)
الَّذينَ وَكَّلتَهُم بِحِفظِ مايَكُونُ مِنّي
que Tu avais chargé d’enregistrer
mes actes.
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(wa ja`altahom chohûdan `alayya ma`a
jawârihî)
وَجَعَلتَهُم شُهُوداً عَلَىَّ مَعَ جَوارِحي
et d’être les témoins à charge de tous mes sens,
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(wa konta Anta-r-Raqîba `alayya min warâ’ihim)
وَكُنْتَ اَنْتَ الرَّقيبَ عَلَيَّ مِن وَرائِهِم
tout en demeurant Toi-même le Surveillant
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(wa-ch-châhida
limâ khafiya `anhom)
وَالشّاهِدَ لِما خَفِيَ
عَنهُم
et le Témoin de ce qui leur échapperait
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(wa bi-Rahmatika akhfaytaho wa
bi-fadhlika satartaho)
وَبِرَحَمتِكَ اَخفَيتَهُ وَبِفَضْلِكَ سَتَرتَهُ
et que j’aurais pu cacher grâce à Toi et à Ton Indulgence;
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(wa an towaffira hadh-dhî
min kolli khayrin tonziloho)
تُنزِلُهُ
خَيرٍ كُلِّ مِن حَظّي وَاَن تُوَفِّرَ
et de réserver ma part dans tout
bienfait que Tu offres
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(aw
ihsânin tofadh-dhiloho)
اَو اِحسَانٍ تُفَضِّـلُهُ
et dans toute bienfaisance que Tu concèdes,
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(aw birrin tanchoroho)
اَو بِرٍّ تَنشُرُهُ
et dans toute bonne action que Tu répands,
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(aw rizqin tabsotoho)
اَو رِزقٍ تَبسُطُهُ
et dans tout gain que Tu attribues,
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